“Alors, cette gueule de bois ?” La une du tabloïd The Sun est partie à l’impression bien avant le coup d’envoi de Mexique- Angleterre, à 2 heures du matin, le 6 juillet. Mais le journal populaire ne pouvait pas se tromper : victoire ou défaite des Three Lions en huitièmes de finale de la Coupe du monde, les pubs avaient reçu l’autorisation expresse et exceptionnelle de rester ouverts jusqu’aux aurores. “Des millions de fans vont picoler jusqu’à cinq heures du matin”, clamait le quotidien, à la tombée de la nuit.
Et quelle nuit, pour les supporteurs de l’équipe d’Angleterre, passés par toutes les émotions, de leur bar du coin aux travées d’un stade Azteca de Mexico en fusion, acquis à la cause des héros locaux. “Le football peut vous chahuter, vous stupéfier, s’enflamme dans un accès de lyrisme Jonathan Northcroft, journaliste sportif du quotidien The Times. Il peut vous emmener au septième ciel puis vous traîner aux enfers, et l’Angleterre a connu ces deux voyages au cours d’un des soirées les plus exigeantes, les plus éprouvantes, les plus épiques et les plus magiques de son histoire.”
Le diamant Bellingham
Les Anglais ont d’abord ouvert le score sur une tête plongeante de Jude Bellingham, puis doublé la mise par l’intermédiaire de l’inévitable milieu de terrain du Real Madrid
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