Une frappe israélienne visant des obsèques dans la bande de Gaza a fait au moins huit morts et 22 blessés, vendredi 17 juillet, selon la défense civile du territoire palestinien et l’hôpital local d’Awda, situé dans le camp de réfugiés de Nousseirat. Les funérailles étaient celles d’un Palestinien tué lors d’une autre frappe, plus tôt dans la journée.
A ces décès s’ajoutent ceux d’au moins quatre autres personnes, dont deux femmes, tuées lors de frappes israéliennes menées ailleurs à Gaza, portant le bilan de vendredi à au moins 12 morts, selon les autorités sanitaires de l’enclave. Le Hamas a condamné l’attaque de Nousseirat, la qualifiant de « massacre brutal » de personnes en deuil et exhortant les médiateurs et les Nations unies (ONU) à agir pour mettre fin aux frappes de l’Etat hébreu à Gaza.
De son côté, l’armée israélienne, qui a déclaré avoir ciblé une cellule appartenant au groupe du Jihad islamique palestinien, a dit être « au courant des informations selon lesquelles plusieurs personnes non impliquées [avaie]nt été blessées à la suite de la frappe ». Et d’affirmer que « les résultats de la frappe sont en cours d’examen ».
Plus de 1 100 morts depuis le cessez-le-feu
Des habitants d’un secteur situé à l’est de Deir Al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, ont, par ailleurs, déclaré que les forces israéliennes avaient utilisé des drones pour diffuser des messages audio leur ordonnant de quitter leurs maisons, forçant certaines familles à fuir pour se mettre en sécurité.
Les morts de la journée de vendredi s’ajoutent aux plus de 1 100 Palestiniens, pour la plupart des civils, tués par des attaques israéliennes depuis l’entrée en vigueur, en octobre, d’un cessez-le-feu entre Israël et les combattants du Hamas, selon les autorités sanitaires de Gaza. Israël a, de son côté, fait état de six morts dans ses rangs depuis cette date.
Le ministère de la santé de l’enclave, qui fait partie du gouvernement dirigé par le Hamas, tient des registres détaillés des victimes, jugés globalement fiables par les agences des Nations unies et les experts indépendants. Il ne fournit pas de ventilation entre civils et militants, mais précise que les femmes et les enfants constituent la majorité des victimes.
Le Hamas, considéré comme une organisation terroriste par de nombreux pays, a pris le pouvoir par la force dans la bande de Gaza en 2007, après avoir remporté les élections législatives de 2006. Le 6 juillet, il a dissous son administration civile à Gaza, mais y reste la force dominante, notamment du fait de sa branche armée.
L’offensive israélienne à Gaza a débuté après l’attaque menée par le Hamas contre le sud d’Israël le 7 octobre 2023, laquelle a fait environ 1 200 morts et 251 otages. L’offensive de représailles israélienne à Gaza a tué plus de 73 264 Palestiniens, compris ceux tués depuis le cessez-le-feu, selon le ministère de la santé de Gaza.