Cette image de tissu mammaire humain, où l’on voit en 3D des glandes productrices de lait appelées lobules, est inédite dans sa précision. Colorées artificiellement, ces glandes denses apparaissant violacées forment des réseaux arborescents. Le cliché, permis par une nouvelle technologie dénommée « HySIL », pour optique hybride solide-liquide, a été réalisé à l’université Columbia (Etats-Unis) par une équipe alliant ingénierie biomédicale, biologie, biologie cellulaire et neurosciences.
Jusqu’à présent, les microscopes 3D classiques présentaient certaines limites optiques. Ceux qui possèdent des objectifs dits « à immersion », c’est-à-dire mis en contact avec l’échantillon par l’intermédiaire d’une goutte d’huile captant la lumière de manière optimale, offrent des images nettes.
Ce dispositif, onéreux, n’est cependant efficace que sur de courtes distances d’observation. Les microscopes avec des objectifs appelés « à air », c’est-à-dire sans contact avec l’échantillon, permettent d’observer à travers plusieurs centimètres de tissus. Mais leur résolution peut devenir floue sur des milieux liquides.
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