A l’automne 2025, les New-Yorkais ont découvert une campagne de publicité les incitant à « avoir leur meilleur bébé » grâce aux services de Nucleus Genomics. Cette start-up créée en 2021 leur propose de sélectionner leur embryon obtenu par fécondation in vitro sur la base de tests génétiques, pour éviter certaines maladies. Mais elle rêve d’aller plus loin : modifier, et non pas seulement choisir les embryons, grâce à des outils d’édition des gènes.
Son directeur médical, Nathan Streff, fait partie d’une équipe dirigée par Dieter Egli (Columbia University) qui vient de prépublier une étude montrant la possibilité d’effectuer des modifications ponctuelles du génome d’embryons humains, sans le perturber en dehors des régions ciblées. Ces travaux confirment aussi que d’autres obstacles techniques s’opposent à la fabrication du « meilleur » embryon – sans parler des objections éthiques.
Ces expérimentations n’ont conduit à aucune naissance de bébé génétiquement modifié, le développement des embryons ayant été stoppé à un stade très précoce, contrairement à l’expérience sauvage menée en 2018 par le généticien chinois He Jiankui, « père » scientifique de trois fillettes au génome altéré par ses soins – ce qui lui a valu trois ans de prison.
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