C’est une tournée bien particulière qu’a entamée, mardi 25 août, le président du directoire de Volkswagen, Oliver Blume. Il a officiellement lancé au siège de Wolfsburg (Basse-Saxe) une campagne interne visant à promouvoir la mise en œuvre d’un nouveau plan social au sein du premier constructeur automobile européen.
Aux 50 000 suppressions de postes déjà prévues, la direction du géant allemand veut ajouter environ 50 000 coupes supplémentaires d’ici à 2030. M. Blume se rendra dans une demi-douzaine d’usines Volkswagen dans les prochains jours afin de plaider auprès du personnel la nécessité d’engager « le plus vaste programme de transformation de l’histoire de [l’]entreprise ».
« A ce jour, environ la moitié du besoin d’adaptation concerne l’Allemagne, l’autre partie l’international − au total dans quelque 170 sociétés », a-t-il précisé devant plus de 10 000 salariés à Wolfsburg : pour sa première, huées, sifflements et pancartes « Nos emplois ne sont pas une variable d’ajustement comptable » l’attendaient.
140 000 emplois concernés
Les syndicats s’opposent à ces restructurations massives, craignant même qu’elles ne s’alourdissent encore : selon leurs calculs, 140 000 emplois pourraient être concernés. En plus des 100 000 évoqués, en effet, ils jugent que 40 000 postes supplémentaires seraient menacés sur les sites critiques d’Emden, Hanovre, Zwickau et Neckarsulm, dont l’avenir à moyen terme semble incertain.
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