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Géopolitique

Washington accentue la pression sur Cuba en sanctionnant le président Diaz-Canel et la famille Castro

Le président cubain faisait déjà l’objet de sanctions américaines depuis juillet 2025. Son épouse ainsi que le fils de celle-ci font désormais partie des personnes visées.

Washington accentue la pression sur Cuba en sanctionnant le président Diaz-Canel et la famille Castro
HaitiCreoleRadio.com

Le gouvernement américain multiplie les pressions sur Cuba. Washington a ainsi placé sous sanctions économiques plusieurs personnalités cubaines, dont le président Miguel Diaz-Canel et des membres de la famille Castro.

M. Diaz-Canel faisait déjà l’objet de sanctions depuis juillet 2025 par la diplomatie américaine, qui l’accuse d’actes de répression contre des manifestants en 2021. Le fils et un des petits-fils de Raul Castro, qui n’a plus de fonction officielle mais reste, à 95 ans, au cœur des décisions concernant le futur de l’île communiste, figurent également sur la liste noire du ministère américain des finances.

Fils unique de l’ancien dirigeant, Alejandro Castro Espin, désormais sanctionné, a été un acteur-clé des négociations secrètes entre Cuba et les Etats-Unis qui avaient conduit en 2015 au rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays. L’épouse du président cubain, Lis Cuesta, et le fils de celle-ci sont aussi sanctionnés, au côté du ministère des forces armées révolutionnaires.

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Ces sanctions « visent à renforcer les mesures de blocus et le climat de conflit entre Cuba et les Etats-Unis », a réagi, sur X, le chef de l’Etat cubain. « L’agressivité et la perversité du gouvernement yankee se heurteront à notre décision d’affronter les pires scénarios et de résister à l’attaque impériale », a ajouté Miguel Diaz-Canel, alors que le président américain a répété jeudi vouloir bientôt « s’occuper » de l’île communiste

Les paiements par cartes Visa et Mastercard suspendus

Le département du Trésor avait déjà récemment sanctionné des ministres, plusieurs généraux et les services de renseignement cubains. Quand Washington frappe des personnes et organisations de sanctions, les avoirs qu’elles détiennent éventuellement aux Etats-Unis sont gelés. Les entreprises et citoyens américains ont interdiction de commercer avec elles, au risque d’être à leur tour frappés par des sanctions.

Un autre petit-fils de Raul Castro, Raul Guillermo Rodriguez Castro, qui selon des médias américains joue un rôle dans les difficiles pourparlers en cours depuis plusieurs mois entre les deux pays, ne fait cependant pas partie des personnalités soumises aux mesures restrictives.

« Les entités et personnes désignées aujourd’hui dirigent ou financent le régime et ses efforts pour mobiliser ses mouvements révolutionnaires radicaux aux Etats-Unis », a déclaré dans un communiqué le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, d’origine cubaine et farouche opposant au gouvernement de La Havane. « Je poursuis également le démantèlement du cartel militaire qui a accaparé tout le pouvoir économique à Cuba au profit d’un petit cercle d’élites du régime », a-t-il ajouté, en référence au conglomérat d’entreprises lié à l’armée.

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Ce « Groupe d’administration d’entreprises », connu sous le nom de Gaesa, fait déjà l’objet de sanctions par Washington et s’est vu affaibli ces dernières semaines par le retrait de partenaires étrangers de l’île de 9,6 millions d’habitants. Craignant des sanctions américaines, plusieurs groupes hôteliers internationaux se sont ainsi désengagés de la gestion de près d’une centaine d’établissements touristiques dans l’île, la plupart associés à Gaesa. Et les paiements par cartes Visa et Mastercard ont dû être suspendus.

« Un magnifique morceau de terre »

Les relations entre les Etats-Unis et Cuba, sous embargo depuis 1962, se sont considérablement tendues depuis le début de l’année. Washington impose un blocus pétrolier de facto à l’île, a édicté des vagues de sanctions contre des entreprises et des dirigeants cubains, et inculpé Raul Castro dans une affaire remontant à 1996.

Donald Trump estime que l’île communiste, située à 150 kilomètres des côtes de Floride, représente « une menace extraordinaire » pour la sécurité nationale des Etats-Unis. Le président américain a plusieurs fois menacé d’en « prendre le contrôle ».

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Interrogé jeudi dans le bureau Ovale à la Maison Blanche pour savoir si ces sanctions visaient à pousser à l’effondrement de l’économie cubaine, Donald Trump a affirmé vouloir « simplement que ce soit un pays bien géré, qui puisse nourrir son peuple ».

« Le pays est affamé, (…) il n’a pas d’argent, il n’a rien. Il a un magnifique morceau de terre. On pourrait y avoir de superbes complexes touristiques balnéaires », a ajouté le président américain. « Et nous allons nous en occuper dès que nous aurons terminé. J’aime faire une chose à la fois et nous allons nous occuper de la République islamique d’Iran », a-t-il ajouté.

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Le Monde avec AFP

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