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Culture

Ziad Rahbani, le génie rebelle

Ziad Rahbani est l’enfant terrible de la musique libanaise et aussi l’un de ses plus grands prodiges. Intranquille, inclassable et inimitable. Le fils de la grande chanteuse Fayrouz et du compositeur Assi Rahbani, le neveu de Mansour et Elias, également compositeurs. Un artiste qui commença

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Ziad Rahbani, le génie rebelle

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Ziad Rahbani est l’enfant terrible de la musique libanaise et aussi l’un de ses plus grands prodiges. Intranquille, inclassable et inimitable. Le fils de la grande chanteuse Fayrouz et du compositeur Assi Rahbani, le neveu de Mansour et Elias, également compositeurs. Un artiste qui commença sa carrière dès l’adolescence et sut se faire un prénom dans une lignée prestigieuse. Mort le 26 juillet 2025, à 69 ans, ce compositeur de génie fut l’un des pionniers du jazz oriental au Liban. Et certains de ses morceaux comme le disco-funk « Abu Ali », instrumental de 13 minutes, ou le disque Hodou' Nisbi sont devenus des incontournables de la musique libanaise moderne et contemporaine.  

Le musicien libanais Ziad Rahbani, lors du festival international de Hammamet, en Tunisie, en 2019.
Le musicien libanais Ziad Rahbani, lors du festival international de Hammamet, en Tunisie, en 2019. © ANIS MILI/AFP
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Compositeur, chanteur, arrangeur, pianiste, homme de théâtre mais aussi chroniqueur à la radio.  Subversif.  Immense provocateur. « Avant de faire la révolution, change la chaise sur laquelle tu es assis » disait celui qui, sur scène, semblait un peu se réfugier derrière son piano, comme pour ne pas trop prendre la lumière. Souvent en costume, parfois affublé d’un béret rouge ou d’un châle palestinien. Communiste, engagé envers les laissés pour compte, révulsé par les arrivistes, les oppressions religieuses et sociales. Ses parents débutèrent au lendemain de l’Indépendance, en chantant un Liban idéalisé aux villages bucoliques, qui rêvait de son futur. Vingt ans plus tard, leur héritier rebelle racontait une société fracturée, les élites corrompues, l’absurdité de la guerre civile, le sort des Palestiniens. Et le désespoir. Avec un humour corrosif qui aidait à ne jamais désespérer. Aimé, comme ses parents, autant en Syrie qu’au Liban.

Rare photo du milieu des années 1960 montrant le musicien libanais Ziad Rahbani jouant du piano, l’instrument qui a façonné la plupart de ses compositions depuis ses premières aventures au début des années 1970.
Rare photo du milieu des années 1960 montrant le musicien libanais Ziad Rahbani jouant du piano, l’instrument qui a façonné la plupart de ses compositions depuis ses premières aventures au début des années 1970. © AFP

Avec

La chanteuse Salma Mousfi ; la chanteuse Awa el Dika ; Rita Mahmoud, admiratrice syrienne de Ziad Rahbani ; Salwa, admiratrice d’origine syro-palestinienne ; le musicologue et musicien Ryan Naccour.

En images

 

Programmation musicale :

- Ziad Rahbani, Abu Ali

- Ziad Rahbani, Mais Al Rim   

- Fayrouz, Saalouni el Naass   

- Ziad Rahbani, Shu al Iam  

- Ziad Rahbani, Ana Moush Kafer

- Ziad Rahbani, Rouh Khabbir

- Ziad Rahbani, Bala wala chi

- Ziad Rahbani, Da Capo

- Fayrouz, Wahdon

- Fayrouz, Kifak inta  

- Salma Mousfi et Ziad Rahbani, Un verre chez nous

- Ziad Rahbani, Talfan Ayash 

- Ma Btentarak Wahdak, Carole Samaha

 

 

 

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