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Géopolitique

2030, trop tard ? Pourquoi la France doit urgemment basculer dans la guerre hybride… ou risquer la défaite

L’armée de Terre ne disposera pas avant 2030 des matériels majeurs nécessaires à un engagement de haute intensité. Face à un rapport de force défavorable, elle pourrait privilégier des outils de rupture et des modes d’action hybrides, plus liés à l’humain qu’aux équipements coûte

  • L’armée de Terre ne disposera pas avant 2030 des matériels majeurs nécessaires à un engagement de haute intensité.

  • Face à un rapport de force défavorable, elle pourrait privilégier des outils de rupture et des modes d’action hybrides, plus liés à l’humain qu’aux équipements coûteux.

  • Retourner contre nos adversaires leurs propres méthodes « sous le seuil » apparaît comme une piste salvatrice pour « gagner la guerre avant la guerre ».

Par le chef de bataillon Barbier.

Saint-cyrien de la promotion CBA BULLE (2010-2013), le chef de bataillon BARBIER choisit l’arme de l’infanterie à l’issue de sa scolarité. Après une année de formation à l’École de l’infanterie à Draguignan, il rejoint le 92e régiment d’infanterie à Clermont-Ferrand, où il sert de 2014 à 2017 en tant que chef de section sur VBCI. Au cours de cette période, il effectue une OPEX en République Centrafricaine dans le cadre de l’opération SANGARIS (octobre 2015-mars 2016). Il rejoint l’école de guerre Terre en septembre 2025.

« J’ose arguer que je puis faire plus de dégâts avec mon ordinateur portable et en pyjama avant ma première tasse de Earl Grey que vous en un an sur le terrain ». Cette réplique de Q, jeune nouveau quartier maître du célèbre agent britannique James Bond dans le film Skyfall (2012), illustre une réalité : depuis les années 2010, la guerre a significativement changé de nature. Elle est désormais permanente et se joue dans tous les champs, devenant « hors limites1 ». Le conflit ukrainien en est son expression la plus violente et la plus aboutie au XXIe siècle. Elle ne doit pour autant pas faire oublier là où se déroule l’essentiel du combat mondial : les « zones grises ».

Dans un contexte de budget restreint et d’urgence stratégique2, la question pour l’armée de Terre est de savoir si elle peut être réellement apte à un engagement de haute intensité ou si elle doit dès à présent prioriser des investissements pour renforcer significativement ses capacités d’action « sous le seuil », afin de déstabiliser ses adversaires, en amont et durant un affrontement majeur où elle ferait possiblement face à un RAPFOR défavorable.

L’armée de Terre sait aujourd’hui qu’elle disposera difficilement des matériels majeurs nécessaires à un engagement direct en haute intensité avant 2030. À l’aune de ce constat, privilégier le développement d’outils de rupture et de modes d’action hybrides, plus liés à l’humain ou à des compétences historiquement maîtrisées qu’à des matériels de combat coûteux, pourrait être une option salvatrice pour permettre à l’armée de Terre de défendre ses alliés et limiter les pertes, même dans le cadre d’une coalition internationale.

Des choix pour l’armée de Terre dans un contexte dégradé…

Faire face dans un monde à l’instabilité croissante

L’armée de Terre évolue aujourd’hui dans un contexte international très spécifique où les menaces se multiplient et les tensions sont exacerbées : montée des périls entre Occident et Russie même si des perspectives de cessez-le-feu existent, risque d’une invasion de Taïwan par la Chine à horizon 2027, faillite des États d’Afrique centrale pouvant amener à une résurgence de l’État islamique, etc.

Le retour de la guerre sur le sol européen et la seconde présidence de Donald Trump, plutôt hostile à l’UE, ont entraîné un véritable réveil stratégique : alors que nos adversaires agissaient sur notre sol depuis plusieurs années, le conflit ukrainien a forcé l’armée de Terre à repenser son modèle en intégrant les modes d’action d’un adversaire désormais clairement défini dans sa réflexion. En moins de trois ans, elle décide de passer d’un modèle d’armée expéditionnaire à une armée capable de répondre à des impératifs opérationnels variés et complexes. Elle choisit de prioriser une capacité d’intervention comme nation cadre en coalition (division 2027, Corps d’Armée 2030) dans la perspective d’une agression russe sur un membre de l’OTAN dans l’est de l’Europe.

Cette réarticulation à la faveur de l’Alliance ne doit pas faire oublier certaines réalités géopolitiques : la volatilité des décisions politiques américaines et leurs priorités stratégiques (pivot asiatique), la probabilité croissante d’opérations militaires coordonnées entre la Russie et la Chine (États baltes/Taïwan), les contraintes de l’OTAN (unanimité au conseil nécessaire pour déclencher l’article 5 et tensions internes Alliance), etc.

Une France déstabilisée dans laquelle l’armée de Terre conserve un rôle central

L’armée de Terre évolue dans un contexte français lui aussi peu stable. Alors que le déficit budgétaire français explose, mais que le budget aux armées reste « préservé »3 pour moderniser ses forces, la déstabilisation de nos outre-mer (Nouvelle-Calédonie), voire du territoire national, et le risque croissant de guerre civile sur notre sol4 sont des réalités qu’elle ne peut pleinement exclure dans sa réflexion. Elle joue un rôle central dans le dispositif sécuritaire, en appui des forces de sécurité intérieures, difficilement occupable en cas d’engagement majeur à l’Est de l’Europe. Les DROM-COM et les grands sites de la BITD5 pourraient rapidement devenir des cibles privilégiées, vulnérables par manque de moyens.

En outre, le sujet de la cohésion nationale reste central alors que la France traverse une crise politique importante6 et que la concrétisation de « forces morales » nationales nécessaires à un engagement majeur semble difficile sans repenser un véritable service national « unificateur ». À ce titre, l’annonce du service national volontaire en novembre 2025 est un premier pas et l’armée de Terre occupera un rôle central dans ce dispositif.

L’armée de Terre traverse donc une période de tensions, confrontée à la disparition de plusieurs capacités clés nécessaires au combat de haute intensité (HI)7, après des décennies de baisse budgétaire. Si elle s’inscrit dans une logique de coalition multinationale pour une hypothèse d’engagement majeur, sa dépendance à des matériels alliés en coalition, à des matériels « achetés sur étagère », ou à des matériels nationaux qui ne seront produits qu’à horizon 2030 au mieux, la contraint grandement.

… suffisants pour vaincre nos adversaires ?

L’évolution du modèle de guerre russe

Une armée massive et modernisée n’offre pas toujours la garantie de « convaincre ou/et de vaincre ». L’échec des forces russes en 2022, largement supérieures en nombre et matériels, plus technologiques, en témoigne. Les guerres de contre-insurrection des décennies 2000 et 2010 au Moyen-Orient et en Afrique ont prouvé que des hommes, équipés sommairement, mais intelligemment, souples, forts moralement et capables d’adaptation, pouvaient mettre en mal des armées à la capacité humaine, matérielle et technologique bien supérieure sur le long terme.

Depuis le début des années 2010, nos adversaires ont recours massivement aux modes d’action hybrides. La Russie, en particulier, assure en permanence une forte coordination entre ses forces armées et ses services spéciaux. Contourner la « supériorité » conventionnelle des armées occidentales par l’exploitation de leurs vulnérabilités structurelles (faible masse, « dépendance » à des technologies coûteuses, aversion aux pertes et rigidité doctrinale8) reste une priorité afin d’éviter un conflit ouvert. Leur doctrine stratégique se fonde résolument sur le triptyque : « camouflage/activité/surprise »9. Pour vaincre, il faut déstabiliser et pour déstabiliser, il faut multiplier les actions « sous le seuil » afin de défaire l’adversaire avant le combat et lui porter le coup fatal par l’intervention armée.

En Ukraine, il est possible de constater que les forces armées russes mettent désormais parfaitement en application le concept de « compound warfare10 » décrit par Thomas Huber dans son livre éponyme. Elles emploient des méthodes de guerre non conventionnelles et conventionnelles pour décupler l’efficacité des actions, la Chine jouant le rôle d’allié puissant principal (logistique et financier). Depuis 2023, le niveau de coopération entre leurs forces armées et leurs services spéciaux n’a jamais été aussi fort et ne cesse de croître11. Or, l’auteur explique que la seule méthode pour vaincre cette technique est de soi-même l’appliquer au risque d’être progressivement mis dans une position insoutenable, puis d’être défait.

Une armée de Terre qui réagit et se prépare à « agir »

Consciente des enjeux, l’armée de Terre a multiplié les efforts de modernisation de ses équipements et les investissements dans de nouveaux domaines et champs (notion de M2MC créée en septembre 2021) jusqu’alors peu ou pas explorés (drones, IA, L2I, cyber, etc.). Elle a su repenser son modèle par la création de commandements dédiés pour accélérer (CAPR, CALT, etc.), consciente que la guerre aujourd’hui ne se résume plus au seul combat aéroterrestre. Si elle reconnaît dans la résistance ukrainienne l’efficacité d’une approche hybride, alliant agilité opérationnelle et résilience morale, l’intégration doctrinale de ses modes d’organisation et d’action reste encore trop partielle. La préparation de nos forces à une guerre de haute intensité, très technologique, est certes une nécessité. Mais même en coalition, l’armée de Terre pourra-t-elle faire face avec ses alliés à un ennemi très soutenu logistiquement et financièrement ?

Par ailleurs, l’armée de Terre ne doit pas exclure la possibilité d’une « Guérilla 2.0 » ou d’une « techno-guérilla12 » sur le sol européen ou chez un de nos alliés dans les prochaines années. Ce type de conflit financé, organisé ou appuyé par nos adversaires, serait une source de grande déstabilisation dans un environnement beaucoup plus technologique et complexe que les conflits de contre-insurrection au Sahel ou au Moyen-Orient.

L’hybridation ne peut se limiter à la seule acquisition de capacités technologiques (drones, munitions intelligentes, outils cyber, etc.) : elle exige avant tout une refonte conceptuelle, afin d’appréhender la guerre selon les paradigmes mêmes de nos adversaires. Consciente de son manque de moyens pour frapper les arrières tant tactiques que stratégiques ennemis, l’armée de Terre doit envisager des solutions de court terme pour être « prête dès ce soir ».

Faire de l’armée de Terre un acteur européen majeur de la guerre hybride

À court terme : trouver un équilibre entre impératifs de l’OTAN et savoir-faire français

Si l’armée de Terre souhaite aujourd’hui s’imposer comme capable de prendre la tête d’une coalition multinationale, elle doit rester consciente des limites contextuelles de ses moyens. Ne pouvant faire « jeu égal » avec les forces armées russes en termes de masse à court terme, elle peut viser une hybridation lui permettant de jouer sur les arrières, tant humains que logistiques, de l’adversaire en amont d’un potentiel affrontement. Pour cela, plusieurs solutions peuvent être envisagées à court terme (3 ans) :

1 : maximiser les investissements dans l’intelligence artificielle et les outils de lutte informatique offensive : en accélérant la coopération avec la BITD et les startups prometteuses, elle pourrait obtenir des outils clés pour accélérer son C2 et « massifier » sa force de frappe cyber (ATK cyber, L2I, etc.). Parallèlement, la création d’un centre d’excellence de cyber-combattants dédiés à la lutte informatique offensive, complémentaire aux moyens clandestins (DGSE), augmenterait ses capacités LIO et pourrait proposer des parcours valorisés d’active ou de réserve dès sortie d’école d’ingénieur.

2 : créer un centre de formation à la techno-guérilla mettant au cœur les actions commando et l’emploi de troupes légères dont l’objectif serait de mener une guerre d’attrition à mi-chemin entre guérilla et guerre conventionnelle. L’emploi d’outils type « sidewise tech »13 ou de technologies duales avec des moyens de déplacement légers serait privilégié et compenserait le suremploi de moyens de combat « lourds » (chars, VBTT, etc.) sur un champ de bataille où le rapport coût/efficacité entre drones et blindés est aujourd’hui en faveur des drones.

3 : créer des modèles d’unités plus modulaires, niveau bataillonnaire ou brigade, sur le modèle de ceux proposés par le chef de bataillon Guy Brossolet14 ou le colonel Roger Trinquier15 pour générer des forces capables de freiner, mailler, harceler et renverser un RAPFOR défavorable. L’objectif serait d’éviter l’affrontement massif direct pour mener une attrition par harcèlement telle que l’adversaire préférerait stopper les combats. Des expérimentations pourraient rapidement être mises en application par les régiments avec l’appui des centres spécialisés (CENTAC, CENZUB) ainsi que du CCF16. Cela ne sera néanmoins possible que si nous acceptons de ne pas aligner intégralement notre doctrine d’emploi sur la doctrine OTAN.

À moyen terme : développer nos outils disruptifs et faire évoluer notre doctrine

En complément et à moyen terme (avant 2040), l’armée de Terre pourrait envisager d’autres solutions renforçant son hybridation malgré un contexte de contraintes budgétaires et d’instabilité :

1 : augmenter les volumes de recrutement d’unités de forces spéciales et d’unités clandestines, comme le Service Action (SA). L’objectif ici est d’accélérer le rythme des opérations de déstabilisation des sociétés de nos adversaires ou de rapprochement avec certains pays satellites. Créer des partenariats avec des États satellites, intoxiquer nos adversaires (scénarios de « bleuite »17 cyber) et multiplier les « fronts secondaires » sont autant de possibilités. L’investissement dans ces moyens ne pourra toutefois pas se faire sans une acceptation accrue du risque politique des opérations par nos décideurs.

2 : envisager le développement d’autres outils hybrides : la création d’un pôle expertise sur les actions subversives employables au niveau opératif (via le CCF, par exemple), relance de la réflexion sur l’emploi d’acteurs non étatiques « validés » et « bordés » pouvant « agir entre les lignes »18 (comme les ESSD françaises pour la protection logistique des arrières ou leur emploi sur des théâtres secondaires), expérimentation de campagnes de recrutement de « hackers patriotes »19 comme le font la Chine, la Russie ou Israël et/ou faire du « hacking as a service »20 au profit des forces.

3 : réfléchir à une doctrine d’emploi des forces plus proche du modèle « Fortified Compound Warfare » de Th. Huber, cité plus haut, en décidant de ne pas mener une guerre « classique », mais en mettant en œuvre des forces coordonnées régulières et irrégulières pour entraîner une guerre d’attrition sur un adversaire supérieur en nombre.

Conclusion

« — Oh, alors à quoi je sers moi ? / — De temps en temps il faut bien appuyer sur la gâchette. / — Ou pas. Difficile d’en juger quand on est en pyjama ». La réponse de Bond à la célèbre réplique de son quartier-maître illustre finalement ce besoin que nous avons d’une armée de Terre et de services spéciaux crédibles et étoffés, des hommes « prêts », aptes à intervenir ou non et sachant faire preuve d’audace. Nos anciens ont fait face pendant plusieurs décennies au Pacte de Varsovie et se préparaient à une troisième guerre mondiale. In fine, cette période est restée l’âge d’or de l’espionnage et des actions de guérilla. À l’heure où nos adversaires cherchent par tous les moyens notre affaiblissement avant un éventuel affrontement, l’armée de Terre doit faire corps avec ce style de guerre et trouver un équilibre entre « otanisation » de ses forces et souplesses opérationnelles.

Si « pour vaincre, il faut convaincre » (la modernisation des moyens est un impératif pour rester crédible et anticiper le pire), l’armée de Terre doit réfléchir « comme ses adversaires » en étant lucide sur sa capacité à générer des forces, et accepter de retourner leurs modes d’action contre eux en investissant dans des moyens hybrides, budgétairement plus abordables, plus souples et plus résilients. Renforcer significativement ses moyens d’action secrets et clandestins pour « gagner la guerre avant la guerre » semble une des meilleures pistes. Si elle ne peut ignorer le retour possible de la haute intensité, elle doit aussi se préparer à affronter des conflits d’une tout autre nature : des technos-guérillas, possiblement européennes, soutenues par nos adversaires.

À trop considérer que la guerre se jouera « à la lumière », on pourrait en oublier l’ombre, zone d’affrontement privilégiée de nos adversaires et compétiteurs dans laquelle les répercussions des actions menées ont parfois un impact bien plus fort que la manœuvre aéroterrestre…

Bibliographie

Guy Brossolet, Essai sur la non-bataille, Éditions Belin, 1975.

Bertrand Boyer, Guérilla 2.0 — guerres irrégulières dans le cyberespace, Éditions de l’École de Guerre, 2020.

Curtis L. Fox, Hybrid Warfare: The Russian Approach to Strategic Competition & Conventional Military Conflict, 30 Press Publishing, 2023.

Joseph Henrotin, Techno-guérilla et guerre hybride : le pire des deux mondes, Nuvis, 2014.

Frank G. Hoffman, Conflict in the 21st Century: The Rise of Hybrid Wars, Potomac Institute for Policy Studies, 2007.

Thomas M. Huber, Compound Warfare: That Fatal Knot, University Press of the Pacific, 2004.

Qiao Liang, Wang Xiangsui, La guerre hors limites, Éditions Payot & Rivages, 2006.

Roger Trinquier, Guerre, subversion, révolution, Éditions Robert Laffont, 1968.

1. Qiao Liang, Wang Xiangsui, La guerre hors limites, Éditions Payot & Rivages, 2006. 2. « Être prêt dès ce soir » : l’armée de Terre française face aux défis de la guerre de haute intensité, Le Point, 26/09/2025. 3. « On reste sur un scénario de réparation et de modernisation de nos armées », entretien avec Dominique de Legge, Public Sénat. 4. David Betz, « Civil War Comes to the West, Part II: Strategic Realities », Military Strategy Magazine, vol. 10, n° 2, 2025, p. 6-16. 5. Budget 2026 : audition du directeur général de la gendarmerie nationale, Public Sénat. 6. « La France est-elle fracturée ? Les résultats d’une enquête », Sciences Po. 7. Franchissement de grandes coupures humides, défense sol-air, et feux dans la profondeur prioritairement. 8. Frank G. Hoffman, Conflict in the 21st Century: The Rise of Hybrid Wars, Potomac Institute for Policy Studies, 2007. 9. « Maskirovka/Aktivnost/vnezapnost », Curtis L. Fox, Hybrid Warfare: The Russian Approach to Strategic Competition & Conventional Military Conflict, 30 Press Publishing, 2023. 10. Thomas M. Huber, Compound Warfare: That Fatal Knot, University Press of the Pacific, 2004. 11. « How Russia is Helping China Prepare to Seize Taiwan », Oleksandr V. Danylyuk et Jack Watling, 26/09/2025, RUSI. 12. Joseph Henrotin, Techno-guérilla et guerre hybride : le pire des deux mondes, Nuvis, 2014. 13. Anciennes technologies détournées pour un nouvel usage, J. Henrotin, ibid. 14. Guy Brossolet, Essai sur la non-bataille, Éditions Belin, 1975. 15. Roger Trinquier, Guerre, subversion, révolution, Éditions Robert Laffont, 1968. 16. Commandement du combat futur, centre de prospective de l’armée de Terre. 17. André-Roger Voisin, Intox et coups fourrés pendant la guerre d’Algérie (1954-1962), Cheminements, 2008. 18. Col. Peer de Jong, Agir entre les lignes, Mareuil éditions, 2023. 19. Exemples de recrutement de hackers par les armées russes, israéliennes et marocaines (Politico, IsraelValley, H24Info). 20. Bertrand Boyer, Guérilla 2.0 — guerres irrégulières dans le cyberespace, Éditions de l’École de Guerre, 2020.

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