Un petit attroupement s’est formé autour d’un triporteur électrique, exposé près de la ligne de caisses de Casalinda, un supermarché haut de gamme du centre de La Havane. En ce lundi matin de la fin avril, dans cet établissement dont les allées propres et agréablement climatisées feraient presque oublier la crise énergétique et les pénuries de produits de première nécessité qui accablent les Cubains, les clients se pressent autour du véhicule vert métallisé, photographiant sous tous les angles le produit vedette qui sera « disponible en juin », avertit un écriteau.
Un acquéreur potentiel mesure le tricycle utilitaire avec son mètre ruban et interroge le chef de rayon. Le précédent modèle, en rupture de stock, « était à 2 550 dollars [environ 2 170 euros] ; pour celui-ci, ce sera autour de 2 600 », annonce le salarié du magasin. Dix conteneurs de ces véhicules produits en Chine devraient être livrés au cours des prochains mois dans l’entrepôt de Casalinda, en banlieue de la capitale. « La demande est très forte, puisqu’il n’y a plus d’essence pour faire rouler les voitures », dit le salarié, qui a souhaité garder l’anonymat.
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