De diplômés issus des meilleures universités chinoises et capables de communiquer avec des clients répartis dans toute la Chine continentale : tels sont les profils recherchés désormais à Hong Kong, selon le Financial Times.
En revanche, les professionnels occidentaux, même dotés d’une bonne expertise à l’international, n’ont plus la cote. “En 2025, environ 90 000 Chinois continentaux sont arrivés à Hong Kong grâce aux programmes de visas destinés aux professionnels hautement qualifiés, contre 19 000 en 2016, explique le quotidien britannique. Ces nouvelles recrues sont venues renforcer les rangs des employés locaux dans les services financiers.” Pour tous les autres, les professionnels britanniques notamment, les opportunités se sont faites beaucoup plus rares.
Jusqu’à ces dernières années – autrement dit, longtemps après la rétrocession de Hong Kong à la Chine par les Britanniques, en 1997 –, Hong Kong avait toujours été perçu comme un lieu d’opportunités pour les professionnels étrangers. Une situation qui reflétait la mainmise des Occidentaux sur les entreprises locales et leur clientèle.
Mais l’expérience des marchés internationaux s’est développée parmi les professionnels hongkongais. Et surtout, “la clientèle a changé”, souligne le Financial Times. Aujourd’hui, les personnes les plus précieuses sont “celles qui connaissent le contexte culturel” et peuvent amener un riche Chinois du continent “à leur confier la gestion de sa fortune” ou bien convaincre un dirigeant d’entreprise chinois qu’elles sont “les professionnels les plus qualifiés pour le conseiller en vue d’une introduction en bourse”.
Pour les recruteurs, la méconnaissance de la langue chinoise est devenue rédhibitoire “étant donné la ‘mandarinisation’ de nombreuses entreprises hongkongaises”. Selon un chasseur de têtes, les Occidentaux qui perdent leur emploi auront du mal à en retrouver un autre “s’ils n’ont ni compétences linguistiques ni contacts sur le continent”.
Le même chasseur de têtes estime “peu probable” qu’une grande banque recrute désormais un professionnel junior ne maîtrisant pas le mandarin pour un poste à Hong Kong, “compte tenu du vivier de talents locaux”.
Selon un cadre britannique, “les Occidentaux qui vivent encore ici ont un peu l’impression d’être les derniers des Mohicans”. En ce qui concerne les fonctions de direction, la relation client et les postes de négociateurs dans les services financiers, “le relais a été passé”, confirme le Financial Times.
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