Après plus de deux mois de négociations aussi discrètes qu’infructueuses entre La Havane et Washington, la menace d’une intervention militaire de la part des États-Unis se fait de plus en plus précise. À tel point que lundi 18 mai, le président cubain, Miguel Díaz-Canel, a prévenu sur le réseau social X que “si celle-ci se concrétisait, elle provoquerait un bain de sang aux conséquences incalculables”.

La veille, le site d’information américain Axios a révélé que Cuba aurait acquis auprès de la Russie et de l’Iran plus de 300 drones d’attaque aux “capacités variables” et les aurait positionnés à des endroits stratégiques sur l’île. Selon un haut responsable américain, “au cours du mois écoulé, les autorités cubaines ont sollicité davantage de drones et d’équipements militaires auprès de la Russie” et les services de renseignement cubains chercheraient à “savoir comment l’Iran [a résisté aux attaques américaines]”.

“Légitime défense”

“Comme tout pays, Cuba a le droit de se défendre contre une agression extérieure. C’est ce qu’on appelle la légitime défense”, a réagi, sur ses réseaux sociaux, l’ambassade de Cuba aux États-Unis, qui “n’a pas nié” l’existence de ces drones, rapporte Diario de Cuba.

Si les capacités de défense de Cuba sont limitées et ne peuvent être comparées à cell