On pourrait croire à une curiosité de laboratoire, c’est pourtant une réalité clinique. Une femme de 80 ans consulte pour une lésion cutanée apparue depuis six mois à l’arrière du bras gauche. Rien de spectaculaire à première vue : une tache brune aux contours irréguliers, accolée à une autre lésion rosée, bien limitée, avec une desquamation superficielle. Deux lésions voisines, presque banales… en apparence seulement.
À l’examen dermoscopique, qui permet d’observer finement la surface de la peau, les médecins comprennent qu’il ne s’agit pas d’une simple anomalie cutanée. La première lésion présente une couleur brune uniforme avec quelques zones plus sombres, irrégulières et excentrées, correspondant à une répartition inégale des cellules pigmentaires (mélanocytes) à la jonction entre l’épiderme et le derme. La lésion rose montre de petits vaisseaux visibles à la surface (télangiectasies) et de multiples petites érosions. Ce cas a été publié le 3 janvier 2026 dans le New England Journal of Medicine (NEJM).
L’examen au microscope d’un prélèvement biopsique révèle la présence de deux tumeurs malignes distinctes, indépendantes l’une de l’autre et limitées à l’épiderme : un mélanome in situ et un carcinome basocellulaire superficiel. Deux cancers cutanés différents, nés séparément, mais qui se sont développés côte à côte, au point de se toucher. Le diagnostic tombe : il s’agit de ce que l’on appelle une « tumeur de collision ».
Rencontre improbable de deux tumeurs de nature différente
Les tumeurs de collision sont à différencier des tumeurs dites synchrones, définies par la présence de plusieurs cancers indépendants chez un même patient, mais situés à distance les uns des autres, sans interaction directe.
Une tumeur de collision n’est pas la transformation progressive d’un cancer en un autre. Ce n’est pas non plus une tumeur mixte ou composite, dans laquelle deux types histologiques coexistent au sein d’une même masse tumorale. Une tumeur de collision correspond à la rencontre fortuite de deux (ou plusieurs) tumeurs bien délimitées, au même endroit du corps. Deux populations cellulaires distinctes se développent côte à côte, sans jamais se mélanger.
Les tumeurs de collision peuvent être constituées de deux tumeurs bénignes, d’une tumeur bénigne associée à une tumeur maligne, ou encore de deux tumeurs malignes. C’est notamment le cas pour certaines tumeurs cutanées.
Ces « collisions tumorales » sont rares, méconnues du grand public et peu familières pour de nombreux médecins. Elles posent pourtant un vrai défi diagnostique : l’une des lésions peut masquer l’autre, détourner l’attention, retarder ou fausser le diagnostic.
Dans le cas rapporté dans le New England Journal of Medicine par deux chirurgiens de Dublin (Irlande), tout s’est bien terminé : l’exérèse chirurgicale a été complète et, un an plus tard, aucune récidive n’a été observée. Mais toutes les histoires ne sont pas aussi simples.
Quand la collision tumorale se produit dans le cerveau
Tout comme au niveau cutané, des tumeurs de collision peuvent survenir en
intracrânien. Un article de synthèse publié en 2025 dans la revue Brain and Spine s’est intéressé à ces tumeurs de collision en neuro-oncologie, une entité déroutante et extrêmement rare.
Les mécanismes précis qui conduisent à ces collisions demeurent largement mystérieux. Plusieurs hypothèses sont avancées : simple coïncidence, mécanismes oncologiques communs aux deux tumeurs, influence du microenvironnement tumoral, voire les effets d’une irradiation crânienne antérieure. Aucune de ces théories n’a pu être formellement démontrée.
Les auteurs ont analysé 67 cas de tumeurs de collision intracrâniennes rapportés dans la littérature internationale entre 1971 et 2024. Un constat s’impose : certaines associations reviennent plus souvent que d’autres. La plus fréquente est celle d’un méningiome et d’un glioblastome (dans 27 % des cas). Le méningiome, tumeur généralement d’évolution lente et très vascularisée, pourrait créer un environnement favorable au développement local d’une seconde tumeur.
Sur le plan anatomique, ces collisions ne se répartissent pas au hasard. Elles touchent surtout la région sellaire (34 % des cas), une zone profonde à la base du cerveau où siège l’hypophyse, ainsi que les lobes frontaux (31 %) et l’angle ponto-cérébelleux (10 %), espace situé entre le tronc cérébral et le cervelet. Les autres sites de développement incluent les lobes temporaux, les lobes pariétaux, plus rarement le cervelet.
Les tumeurs de collision intracrâniennes représentent un défi à la fois diagnostique et thérapeutique en raison de leur rareté et de leur aspect radiologique complexe. Malgré les progrès de la neuroimagerie, le diagnostic préopératoire de ces tumeurs reste difficile car les images évoquent le plus souvent une lésion unique hétérogène, parfois interprétée à tort comme une forme agressive, atypique ou métastatique. En pratique, seuls certains détails – des zones de contraste très différentes, des aspects inhabituels à l’IRM, une discordance entre les composantes solides et kystiques - peuvent faire évoquer une collision tumorale.
Dans près de trois quarts des cas, une seule tumeur est identifiée avant l’intervention chirurgicale. La seconde lésion tumorale n’est découverte qu’au cours de l’opération ou à l’examen anatomopathologique de la pièce opératoire. La confirmation histopathologique après exérèse chirurgicale reste essentielle pour poser un diagnostic définitif.
Deux cancers différents dans le pancréas
En décembre 2025, des médecins équatoriens ont rapporté, dans l’International Journal of Surgery Case Reports, le cas d’un patient présentant simultanément deux tumeurs pancréatiques distinctes, confirmées à l’histologie : un adénocarcinome et une tumeur neuroendocrine pancréatique. Ce cas souligne que, même en l’absence d’images radiologiques évocatrices, les cliniciens doivent garder à l’esprit la possibilité de collisions tumorales dans le pancréas.
Un examen anatomopathologique minutieux de la pièce opératoire et une discussion pluridisciplinaire sont essentiels pour garantir un diagnostic précis et une planification optimale du traitement.
Outre la peau, le cerveau, le pancréas, les tumeurs de collision peuvent aussi se
développer à la jonction entre l’œsophage et l’estomac, un carrefour anatomique déjà complexe en soi.
Une équipe américaine a rapporté en 2025, dans la revue Cancer Genetics, un cas particulièrement trompeur de tumeur de collision de la jonction gastro-œsophagienne, initialement prise pour une tumeur unique (un adénocarcinome). Ni l’examen clinique, ni l’aspect de la tumeur, ni même l’analyse histologique classique ne laissaient soupçonner la présence de deux cancers distincts.
C’est l’analyse génétique, grâce au séquençage de nouvelle génération (NGS), réalisée sur des prélèvements effectués dans les portions contiguës de muqueuse œsophagienne et gastrique, qui a permis de poser le diagnostic de tumeur de collision, formée par deux adénocarcinomes d’aspect similaire mais porteurs d’altérations moléculaires très différentes. Du côté œsophagien, la tumeur présentait un défaut de réparation de l’ADN, tandis que du côté gastrique existait un autre cancer, porteur d’anomalies moléculaires totalement distinctes, potentiellement accessibles à un traitement ciblé.
Ce cas illustre de manière frappante comment des technologies récentes peuvent mettre au jour des tumeurs de collision invisibles aux méthodes classiques, y compris lorsque les deux cancers se ressemblent au microscope. Il est donc important d’avoir cette possibilité à l’esprit, en particulier lorsque la réponse au traitement n’est pas conforme à ce qui est attendu. La connaissance de ces différences moléculaires est déterminante pour une prise en charge optimisée et individualisée des tumeurs de collision, afin de garantir à ces patients les meilleurs résultats cliniques possibles.
Collisions rénales, thyroïdiennes… et ailleurs
La même année, une équipe américaine a rapporté dans le Canadian Journal of Urology le cas d’un patient de 55 ans porteur, dans son rein gauche, d’une tumeur de collision associant deux cancers histologiquement distincts – un carcinome à cellules claires et un carcinome papillaire – développés côte à côte au sein d’une même masse. De telles associations sont exceptionnelles en pathologie rénale et n’ont été décrites que dans de très rares observations. Leur origine reste débattue : soit la rencontre fortuite de deux cancers issus de cellules rénales différentes, soit la capacité de cellules souches tumorales à se différencier en plusieurs lignées cancéreuses distinctes au même endroit.
Plus rarement encore, les tumeurs de collision peuvent toucher la thyroïde, où elles représentent moins de 1 % des cancers de cette glande endocrine composée de deux lobes. L’association la plus fréquente combine un carcinome médullaire (qui représente moins de 5 % de l’ensemble des cancers de la thyroïde) et un carcinome papillaire (la forme la plus commune de cancer thyroïdien, représentant 85 % des cas). En revanche, une collision tumorale entre un carcinome oncocytaire (tumeur agressive, à potentiel métastatique
ganglionnaire et à distance élevé) et un carcinome papillaire est exceptionnelle.
Une étude chinoise publiée en 2023 dans le Journal of International Medical Research rapporte ainsi le cas d’une femme de 62 ans présentant une masse cervicale. L’imagerie révèle une tumeur thyroïdienne maligne, qui s’avère en réalité être composée de deux cancers distincts : un carcinome oncocytaire agressif, avec envahissement ganglionnaire et métastases pulmonaires, et un carcinome papillaire classique, plus indolent, situé dans l’autre lobe de la glande.
Ce cas illustre la difficulté de prise en charge des tumeurs de collision thyroïdiennes, du fait de comportements biologiques et de pronostics très différents au sein d’un même organe. Il rappelle surtout l’importance d’un examen anatomopathologique minutieux lorsque l’évolution clinique est rapide ou atypique, car derrière une tumeur apparemment unique peut se cacher une collision tumorale.
Les tumeurs de collision ont aussi été décrites dans d’autres organes, notamment l’estomac (association d’un lymphome et d’un adénocarcinome, ou de deux adénocarcinomes aux caractéristiques histologiques différentes, ou encore d’un adénocarcinome et d’un carcinome neuroendocrine).
Dans d’autres cas, la collision tumorale siège dans le côlon (association d’un
adénocarcinome et d’un lymphome), le foie (carcinome hépatocellulaire et carcinome neuroendocrine hépatique primaire, qui représente moins de 1 % de l’ensemble des tumeurs malignes hépatiques) ou le poumon (coexistence d’un adénocarcinome et d’un lymphome).
De même, le nasopharynx - la partie nasale du pharynx, région qui relie le nez à la bouche et à la gorge - peut être le siège d’un carcinome nasopharyngé associé à un lymphome.
Quand les tumeurs se télescopent dans l’ovaire
Bien que la plupart des tumeurs de collision soient observées au niveau des organes digestifs ou endocriniens, les tumeurs de collision ovariennes représentent un sous-type relativement exceptionnel. Elles correspondent à la coexistence, dans un même ovaire, de deux tumeurs d’origine différente, apparues indépendamment et restant nettement séparées.
La présentation clinique et radiologique des tumeurs de collision ovariennes est le plus souvent banale, ce qui expose à un risque de diagnostic incomplet, notamment si l’une des composantes – parfois maligne – n’est pas identifiée lors des prélèvements.
Ces tumeurs associent le plus souvent une tumeur épithéliale, issue des cellules qui tapissent la surface de l’ovaire ou ses cavités, et une tumeur germinale, développée à partir des cellules à l’origine des ovules. Deux configurations sont classiquement décrites : soit deux petites tumeurs sont accolées l’une à l’autre, comme posées « dos à dos » (ce que les Anglo-Saxons appellent back to back) ; soit une petite tumeur (souvent germinale) est enchâssée dans la paroi ou au cœur d’une tumeur plus volumineuse (nested tumor, habituellement épithéliale), donnant à l’imagerie l’impression d’une tumeur unique.
Un cas publié en 2025 dans le Journal of Clinical Medicine illustre cette situation : chez une adolescente de 14 ans, une masse ovarienne apparemment homogène s’est révélée être une collision entre un adénocarcinome mucineux de l’ovaire - une tumeur maligne qui se développe sous forme de kyste et produit du mucus - et un tératome mature, une tumeur bénigne contenant des tissus variés, dont des cheveux.
Ce type de situation, en l’occurrence la coexistence d’une tumeur maligne et d’une tumeur bénigne, rappelle que la reconnaissance des tumeurs de collision n’est pas un simple exercice académique : elle peut modifier la stratégie thérapeutique et influencer le pronostic, en particulier lorsque l’une des composantes est agressive.
De la surface de la peau aux profondeurs du cerveau ou de l’abdomen, les tumeurs de collision montrent que deux cancers peuvent se développer au même endroit sans se mélanger.
Il importe donc de garder à l’esprit ce scénario de collision, car une tumeur apparemment isolée n’est pas toujours seule en cause. Dès que l’aspect clinique est suspect, que l’imagerie est atypique ou que le traitement ne donne pas le résultat attendu, il faut savoir penser à l’éventualité d’une collision tumorale et procéder à un examen histologique minutieux de la biopsie ou de la pièce opératoire, voire à une analyse génétique des échantillons tumoraux.
Pour en savoir plus :
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