“Les files d’attente au contrôle des frontières de l’aéroport de Lisbonne continuent de ternir l’image du pays”, titre le site de la RTP le 20 mai. À son tour, le radiodiffuseur public portugais alerte sur les difficultés persistantes à l’aéroport Humberto-Delgado liées au nouveau système européen de contrôle biométrique (EES, pour Entry-Exit System). À son micro, le ministre des Infrastructures, Miguel Pinto Luz, convient du problème et de la mauvaise image du Portugal renvoyée à l’étranger.
En cause : la mise en œuvre de ce système, censé fluidifier les passages des voyageurs hors espace Schengen mais accusé de produire l’effet inverse. Face aux critiques, le gouvernement de Luís Montenegro a fait savoir qu’il envisageait une nouvelle suspension de la prise d’empreintes et de photos biométriques, comme il l’a déjà fait de décembre à mars dans les aéroports de Lisbonne, de Porto et de Faro, après des “files interminables” déplorées par Expresso.
Un manque d’anticipation critiqué
La police, de son côté, a annoncé cette semaine le renfort de 360 agents supplémentaires dans les aéroports du pays à partir de juillet, ainsi que l’ouverture de nouveaux guichets de contrôle manuel dès la fin du mois de mai.
Dans une chronique très critique publiée par Observador, Diogo Pasuch estime q
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