“Le porte-avions américain USS Nimitz et son groupe aéronaval sont arrivés cette semaine dans les Caraïbes, alors que les tensions entre les États-Unis et Cuba s’intensifient et que le président Trump a menacé d’envahir l’île”, indique, mercredi 20 mai, The Hill. Ce déploiement, complète The Nation, “intervient le jour même où l’administration Trump a annoncé des poursuites pénales contre l’ancien président cubain Raúl Castro”, aujourd’hui âgé de 94 ans. Celui qui était alors ministre de la Défense fait face à sept chefs d’accusation liés à la mort de trois Américains et d’un résident américain en février 1996, quand leurs avions avaient été abattus par des Mig cubains.
Le Nimitz, précise The New York Times, a reçu l’ordre de “rester sur zone pendant au moins quelques jours”. Pour l’instant, ajoute le journal, il s’agit davantage pour les autorités américaines d’“une démonstration de force” que d’une intention d’utiliser le porte-avions et son groupe aéronaval “comme une plateforme pour des opérations militaires majeures, comme l’a fait le porte-avions Gerald Ford lors du raid commando visant à capturer le président vénézuélien, Nicolás Maduro, en janvier”.
“Des yeux dans le ciel”
Dans le cadre de cette volonté d’exercer un maximum de pression sur le régime castriste, l’armée américaine a rendu publics, sur les sites de suivi des avions, les vols de surveillance effectués près de Cuba, rapporte la BBC jeudi 21 mai. “Le fait de laisser les transpondeurs de vol activés est sans aucun doute délibéré”, estime Steve Wright, expert britannique des drones. Pour lui, les États-Unis ont l’intention d’envoyer “un message clair pour maintenir la pression : ils ont des yeux dans le ciel”.
Se fondant sur les vols affichés par le site Flightradar24, la BBC explique qu’“au moins cinq avions de surveillance P-8A Poseidon de l’US Navy et trois drones de surveillance MQ-4C Triton opèrent dans les Caraïbes, près de Cuba, depuis le 11 mai”. Et ajoute, le média britannique, “certains appareils ont volé à seulement 80 kilomètres de l’île”. Le P8 aurait même survolé La Havane avant de regagner sa base de Jacksonville, en Floride.
Ces dernières semaines, rappelle The Nation, “Donald Trump a déclaré à plusieurs reprises que Cuba serait la prochaine cible après l’opération militaire contre l’Iran et a affirmé que cette nation insulaire communiste tomberait ‘bientôt’”. La semaine dernière, ajoute The Hill, “le directeur de la CIA, John Ratcliffe, s’est rendu à Cuba, où il a rencontré des dirigeants à qui il a signifié que le calendrier des pourparlers ne sera pas ouvert indéfiniment”.
À l’aéroport de Lisbonne, les files d’attente interminables “font honte au Portugal”
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !