Une « tempête parfaite », conjonction funeste d’éléments défavorables, est-elle en train de fondre sur les Grands Lacs ? Malgré les moyens débloqués en urgence pour tenter d’endiguer l’épidémie d’Ebola qui touche l’est de la République démocratique du Congo (RDC), la situation est loin d’être sous contrôle dans la province de l’Ituri, épicentre de la crise.
Mercredi 20 mai, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé, lors d’une réunion à Genève, ce que plusieurs sources interrogées par Le Monde craignaient : cela fait déjà « quelques mois » que le virus circule et se répand. Il sera donc extrêmement difficile de remonter les chaînes de transmissions. Et, s’il est peu probable que la maladie se propage au niveau mondial, il y a un risque « élevé » qu’elle continue de gagner du terrain en Afrique centrale, a souligné l’OMS.
Depuis que l’épidémie a été déclarée vendredi 15 mai par les autorités congolaises, le bilan officiel est passé de 80 à 139 morts probables, pour près de 600 cas suspects. Mais ce décompte est sans doute très loin de la réalité. La région, frontalière de l’Ouganda et du Soudan du Sud, est très densément peuplée. Et comme les centres de soins sont déjà à saturation, beaucoup de malades restent chez eux, de sorte que de nombreux foyers de contamination échappent encore aux soignants.
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