Le géant Sumitomo quitte Madagascar par la petite porte. Le conglomérat japonais, actionnaire historique d’Ambatovy – l’une des plus importantes mines de nickel à ciel ouvert au monde –, a annoncé son retrait total, le 1er mai, à de piteuses conditions. Pour céder sa participation (54,17 %), il a dû consentir à verser 67 milliards de yens (360 millions d’euros) au repreneur, Ambatovy Mineral Resources Investment, un consortium d’investissement domicilié à Jersey. Le second actionnaire de la mine demeure la société coréenne Komir.
La multinationale ne s’est pas attardée sur les raisons de cette décision qui secoue la Grande Ile de l’océan Indien, au moment où les autorités de la transition entendent attirer de nouveaux investisseurs pour tirer parti de la course aux minerais stratégiques. En 2023, les entreprises minières avaient généré près de la moitié des revenus d’exportation et 6 % des recettes fiscales.
Lancée en 2006 au prix de l’investissement le plus élevé jamais réalisé à Madagascar – environ 8 milliards de dollars (6,8 milliards d’euros) –, Ambatovy accumule les difficultés opérationnelles et financières depuis plusieurs années, dans un contexte de chute des cours sur les marchés mondiaux. En février, le cyclone Gezani a endommagé le pipeline de 220 kilomètres de long qui relie son site de production, dans la région d’Alaotra Mangoro, à l’usine de raffinage située à Tamatave, sur la côte orientale. L’activité est depuis à l’arrêt.
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