L’image est frappante : dans une rame du métro de Washington, une femme noire est assise, entourée d’hommes blancs cagoulés, le visage dissimulé derrière des lunettes et une casquette. Sous cet uniforme se cachent des membres du Patriot Front, un groupe suprémaciste blanc américain. Samedi 4 juillet, alors que “la capitale se préparait aux principales célébrations du 250e anniversaire des États-Unis”, ces militants ont défilé “par centaines” dans les rues de Washington, dans les quartiers entourant le Capitole, rapporte The New York Times.

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Des images, filmées et diffusées par WUSA9, une chaîne de Washington, les montrent en train d’investir le métro. Présent à bord, un Américain d’origine asiatique raconte avoir trouvé la scène “très inquiétante”. “C’est extrêmement inconfortable de voir un grand groupe d’hommes masqués, portant des lunettes de soleil et des casquettes qui les rendent impossibles à identifier, entrer tous ensemble dans votre wagon”, explique-t-il au média local, avant d’ajouter que “leur présence, le jour de la fête nationale américaine, rappelle à quel point la démocratie est un combat de tous les jours”.

Leur marche, “bien que brève”, selon le New York Times, a également provoqué une vague d’inquiétude dans toute la ville, souligne une journaliste de WUSA9. Selon elle, de nombreux habitants ont d’abord “pris des photos”, croyant assister à un simple cortège, avant de comprendre qu’il s’agissait du Patriot Front.

Lors de leur défilé, ces militants néofascistes, qui veulent que les États-Unis deviennent un État ethnique blanc, ont scandé “Reprenons l’Amérique !”. Dans un communiqué cité par le New York Times, le porte-parole de la police de Washington a reconnu le droit des manifestants à “exprimer pacifiquement leurs opinions”, tout en assurant que les autorités étaient prêtes à intervenir en cas de troubles à l’ordre public.

Ce n’est pas la première fois que le Patriot Front organise un défilé très médiatisé. Il y a deux ans déjà, ils s’étaient rassemblés par centaines à Nashville, “provoquant un tollé général dans la ville”, écrit le New York Times.