“Le 5 juillet, le gouvernement de Benyamin Nétanyahou a annoncé que l’État de droit en Israël avait pris fin”, écrit avec gravité le quotidien israélien Ha’Aretz, qui lui est hostile, après la décision de l’exécutif de ne pas se conformer à une ordonnance de la Cour suprême concernant l’organisme public indépendant chargé de réguler les chaînes de télévision et les radios privées de l’État hébreu.
Cette décision du gouvernement Nétanyahou intervient alors que la Deuxième Autorité de la télévision et de la radio [Second Autority for Television and Radio, SATR], l’organisme public en questions chargé de réguler les radios et les chaînes de télévision israélienne, doit, notamment, se prononcer sur le rachat de la chaîne 13 par des investisseurs issus de la haute technologie israélienne notoirement hostiles au Premier ministre.
De plus, elle relance le bras de fer du gouvernement Nétanyahou avec l’institution judiciaire, à quelques mois des élections avant lesquelles ce dernier cherche à faire avancer des textes qui lui tiennent à cœur.
Rachat de Channel 13
Retour en arrière. Il y a plusieurs mois, sept des quinze membres du conseil d’administration de la SATR ont démissionné, le privant ainsi du quorum pour pouvoir prendre des décisions. Une démission collective obtenue grâce à la
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En Israël, les pressions contre le pouvoir judiciaire ne se cachent plus
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