L’épidémie causée par le virus Ebola continue de se propager en République démocratique du Congo (RDC). Selon les estimations, 131 personnes sont mortes et au moins 500 personnes auraient été infectées par la souche rare dite “Bundibugyo”, pour laquelle il n’existe pour l’heure ni vaccin ni traitement spécifique.

“Les experts internationaux en santé publique reconnaissent avoir été pris au dépourvu, la surveillance mise en place dans cette région reculée de la République démocratique du Congo n’ayant pas permis de détecter cette maladie mortelle avant qu’elle ne se propage depuis plusieurs semaines”, rapporte le quotidien britannique The Telegraph.

Après avoir qualifié l’épidémie d’“urgence de santé publique de portée internationale”, l’Organisation mondiale de la santé a alerté, mardi 19 mai, sur “l’ampleur et la rapidité” de sa propagation.

Ainsi, les autorités congolaises tentent de réagir pour lutter contre la transmission de la maladie. Dans la province de l’Ituri, dans le nord-est du pays, où les premiers cas ont été signalés, “la ville de Bunia vit progressivement au rythme des mesures de prévention et [dans la] peur de la contamination”, raconte le site d’information congolais Actualité.cd.

Dans cette agglomération de 1 million d’habitants, “les autorités sanitaires et l