Alors que 5 000 soldats américains s’apprêtent à quitter l’Allemagne dans les prochains mois, serait-ce le tour de la Pologne, qui héberge sur son sol près de 10 000 GI depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine ? C’est le scénario que redoute la presse polonaise, qui commente depuis près d’une semaine l’annulation d’une rotation de troupes américaines sur son sol.

La nouvelle est tombée le 13 mai, en provenance de plusieurs médias américains, dont Army Times. “La brigade Black Jack [la deuxième brigade blindée de combat de la première division de cavalerie] aurait dû être déployée pour neuf mois en Pologne”, écrivait alors cette publication conscrée au personnel de l’armée américaine, précisant que cette nouvelle rotation de 4 000 soldats américains sur le sol polonais venait d’être annulée. Une nouvelle confirmée le 15 mai par le général Christopher LaNeve, chef d’état-major par intérim de l’armée de terre, arguant avoir “reçu des instructions concernant la réduction des effectifs”.

En Pologne, où elle a tout de suite été reprise par les médias locaux, cette confirmation suscite l’inquiétude. “Un vide va apparaître sur le flanc est en Pologne”, s’alarme ainsi le quotidien libéral Gazeta Wyborcza, qui ajoute qu’à la différence de l’Europe de l’Ouest et de ses bases américa