Malgré le large consensus qui semble régner au sein du pouvoir iranien autour de l’accord-cadre conclu entre l’Iran et les Etats-Unis, dans la nuit du dimanche 14 au lundi 15 juin, quelques voix discordantes se font entendre dans les milieux les plus conservateurs de la République islamique.
Depuis le début de la guerre, des groupes issus de la base idéologique du régime manifestent sur les places centrales des villes. Ces rassemblements, organisés principalement la nuit, ont été l’occasion ces derniers jours de slogans visant directement les négociateurs iraniens. Cette contestation met en lumière l’un des principaux défis auxquels est confronté le régime : faire accepter un accord conclu avec son ennemi de longue date, Washington, à une partie de ses soutiens les plus fidèles, communément appelés en Iran « les inquiets » (« delvapasan » en persan).
Pour cette frange radicale, un rapprochement avec les Etats-Unis est difficilement acceptable après les deux conflits ayant opposé l’Iran à Israël et aux Etats-Unis. Beaucoup appellent à une vengeance contre Washington, coresponsable, aux côtés d’Israël, de la mort de l’ancien Guide suprême, Ali Khamenei, lors des premières frappes de la guerre, le 28 février, ainsi que de celle de plusieurs hauts responsables militaires et politiques iraniens.
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