Au moins 20 personnes sont mortes, 80 ont été blessées et plus de 100 sont portées disparues dans la province du Nouristan, dans le nord-est de l’Afghanistan, après des crues qui ont provoqué d’importantes inondations, a annoncé l’Autorité nationale de gestion des catastrophes. La ville de Parun, chef-lieu de la province, a été particulièrement touchée, mais les secours ont aussi fait état de victimes dans d’autres zones de cette province montagneuse et difficile d’accès, située à la frontière avec le Pakistan.
A Parun, « 105 personnes sont portées disparues, neuf corps ont été retrouvés », a affirmé Feraidon Samim, porte-parole du gouverneur du Nouristan. Le maire de la ville ainsi que des fonctionnaires figurent parmi les disparus, a-t-il ajouté.
Les inondations « ont complètement détruit la municipalité » de Parun, ainsi que des hôtels et des dizaines de commerces, a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) , le directeur de l’ONG des dans la ville de Parun. Les habitants tentent de chercher des corps ou survivants dans la boue et des amoncellements de rochers, a-t-il ajouté.
L’un des pays les plus touchés par le dérèglement climatique
Des images tournées par un habitant de la province et envoyées à l’AFP montrent des bâtiments détruits par les flots dans le centre de la ville. De nombreux commerces, très fréquentés, et bâtiments se trouvent à côté de la rivière Parun, ont constaté des journalistes de l’AFP présents dans cette province le mois dernier.
Le porte-parole du gouvernement, Zabihullah Mujahid, a confirmé sur le réseau social X que les crues avaient fait des morts dans cette province voisine du Pakistan.
L’Afghanistan est un des pays les plus touchés par le réchauffement climatique. « En raison du changement climatique et des guerres des précédentes décennies, les ressources en eau ont été affectées, les glaciers fondent et les inondations ont augmenté », avait souligné le directeur de l’Agence afghane pour la protection de l’environnement, Mati-ul-Haq Khalis, au début de juillet, ajoutant que ces phénomènes « contribuent à la crise humanitaire dans le pays ».