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ANMH et AMIH : l’heure de la responsabilité historique a sonné pour la mise en œuvre d’un plan d’action concret et réaliste

Par Marcelin Montaigne Dans cette bataille décisive autour du décret du 31 mars sur la Télévision numérique terrestre (TNT) et la réallocation des fréquences 700 MHz, le jeu est désormais clair : l’Association nationale des médias haïtiens (ANMH) et l’Association des médias indépenda

ANMH et AMIH : l’heure de la responsabilité historique a sonné pour la mise en œuvre d’un plan d’action concret et réaliste
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24 juin 2026
ANMH et AMIH : l’heure de la responsabilité historique a sonné pour la mise en œuvre d’un plan d’action concret et réaliste
Actualités Société

ANMH et AMIH : l’heure de la responsabilité historique a sonné pour la mise en œuvre d’un plan d’action concret et réaliste

  • by Rezo Nodwes
  • 24 juin 2026
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Par Marcelin Montaigne

Dans cette bataille décisive autour du décret du 31 mars sur la Télévision numérique terrestre (TNT) et la réallocation des fréquences 700 MHz, le jeu est désormais clair : l’Association nationale des médias haïtiens (ANMH) et l’Association des médias indépendants d’Haïti (AMIH) n’ont plus le luxe de l’inaction ni des demi-mesures.

Face à un texte qui menace directement la survie de nombreux médias indépendants, la pluralité de l’information et l’accès équitable à une ressource publique rare, ces associations doivent assumer pleinement leur rôle de porte-voix et de contre-pouvoir.

Elles sont aujourd’hui appelées à prendre leurs responsabilités sans équivoque : mobiliser, contester, proposer et négocier avec fermeté. Qu’elles obtiennent gain de cause ou qu’elles n’obtiennent que des avancées partielles, elles devront en assumer les conséquences devant l’histoire, devant les stations qu’elles représentent et devant l’opinion publique haïtienne.

L’inaction ne sera pas neutre : elle équivaudra à une capitulation silencieuse qui scellera le sort de l’audiovisuel haïtien pour les prochaines décennies. Le moment est venu de transformer cette contrainte en un acte fondateur de défense collective.

Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a récemment démontré une capacité d’écoute institutionnelle en revenant sur certains contrats sensibles à la suite de l’opposition ferme de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA).

De même, le décret électoral élaboré unilatéralement par l’exécutif a dû être ajusté après les réserves exprimées par le Conseil électoral provisoire (CEP) et par plusieurs acteurs politiques.

Ces reculs, même tactiques, rappellent une vérité fondamentale dans toute démocratie : aucun pouvoir ne peut durablement ignorer les contre-pouvoirs, les consultations obligatoires ni les intérêts collectifs lorsque ceux-ci s’expriment avec force et unité.

Les associations et les stations indépendantes ne doivent plus rester dans une phase passive d’« analyse et d’évaluation ». Elles disposent d’outils juridiques, institutionnels, médiatiques et diplomatiques pour obtenir une révision concertée et équilibrée du décret.

La première étape est l’union sacrée. L’ANMH et l’AMIH, déjà actives sur d’autres dossiers liés à la liberté d’expression, doivent constituer un front commun avec les stations non affiliées, notamment celles qui risquent de voir leurs fréquences contestées ou leurs coûts de migration devenir prohibitifs.

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