Affublé d’une cape jaune et d’un masque noir, Javier Milei s’était improvisé super-héros sur une scène de Buenos Aires. Un sceptre de sa fabrication brandi dans ses mains recouvertes de gants de cuisine noirs, il avait annoncé sa mission : sauver le capitalisme et rendre leur place aux libertés individuelles en Argentine. C’était en 2019. À l’époque, Milei n’était qu’un économiste libertarien un peu déjanté et une personnalité médiatique qui vociférait sur les plateaux sans que la classe politique ne s’en inquiète.
Depuis, sous les yeux ébahis du monde entier, il a connu une ascension fulgurante qui l’a conduit à la présidence de l’Argentine. Star mondiale de la droite dure, il a [partiellement] repris le contrôle de l’inflation galopante du pays et il est devenu le grand ami du président américain, Donald Trump. Et depuis peu, le super-héros Milei a fait son grand retour sur les réseaux sociaux officiels du président.
Sous les traits d’un personnage de dessin animé conçu par l’IA, le justicier masqué survole les gratte-ciel de Buenos Aires. Son nouvel objectif : gagner “la bataille culturelle”. Cette fois, Milei en a les moyens.
Le président argentin veut profiter de son mandat non seulement pour sabrer dans les dépenses publiques mais aussi pour mener une guerre idéologique et
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