“Nous n’avons pas baissé les bras, et désormais, nous sommes incroyablement heureux. Cela nous a redonné de l’énergie. C’est vraiment un miracle.” Ces paroles chargées d’émotions, relayées par El País América, ont été prononcées par Allan Madrigal, un secouriste de la Croix-Rouge du Costa Rica, qui a été l’un des protagonistes d’un événement incroyable. À savoir la libération sous les décombres d’un édifice de neuf étages de Hernán Gil, un Vénézuélien qui, après être resté bloqué pendant huit jours, a pu être ressorti vivant.
L’homme est âgé de 43 ans, détaille El Nacional, depuis Caracas – “il travaille comme agent de sécurité et était coincé depuis le mercredi 24 juin sous les décombres d’un immeuble qui s’était effondré à La Guaira à la suite des violents séismes qui ont secoué le pays”. Son sauvetage, poursuit le média vénézuélien, “aura pris près de soixante-douze heures d’efforts”, et il aura impliqué des équipes spécialisées “venant de sept pays”. Parmi celles-ci, justement, les secouristes du Costa Rica et ce même Allan Madrigal, qui, selon le récit de la journaliste d’El País América dépêchée sur place, “a été le premier a entendre la voix de Hernán Gil, pendant une inspection de l’édifice, dimanche, à 13 heures, cent heures après le tremblement de terre. ‘Y a-t-il quelqu’un en vie ? a-t-il demandé. — Oui. — Tu es bloqué ? — Non, je suis libre.’”
Un dialogue surréel qui a donné lieu à une course contre la montre pour extraire Hernán Gil des décombres.
Le sauvetage a été pour le moins périlleux néanmoins, tant et si bien que, selon El País América, “plusieurs sauveteurs ont jugé la mission suffisamment risquée pour y renoncer”. Du moins pendant un temps, avant que les secouristes ne redoublent d’efforts.
“Les équipes d’urgence ont déclaré qu’elles étaient restées en contact avec Hernán Gil et qu’elles lui avaient fourni de l’eau, de la nourriture et des médicaments, les liquides lui étant administrés à l’aide d’un tuyau et d’une seringue”, raconte de son côté le média américain CNN. Le mercredi 1er juillet, une vidéo avait été publiée montrant un premier contact visuel des secouristes avec l’homme, dont on pouvait voir d’abord bouger la main, puis le visage.
Des images qui ont fait le tour du monde et ont attiré l’attention sur cette opération de sauvetage hors norme qui s’est finalement conclue ce jeudi 2 juillet, Hernán Gil ayant été hospitalisé, sans que ces jours soient apparemment en danger.
Dans un Venezuela à bout de souffle, les rescapés des séismes cherchent seuls leurs disparus
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