Bien sûr, l’idée paraît bizarre au premier abord : après-midi pogo à la maison intergénérationnelle. On a poussé les chaises, des têtes blanches se gribouillent le symbole de l’anarchie au marqueur sur les chaussures orthopédiques et s’accrochent des épingles à nourrice sur la veste de mi-saison.

L’image est idiote, mais la question qui se trouve derrière étonnamment pertinente. Et si le dernier quart d’heure de la vie ne devait pas seulement être mieux géré, avec plus d’hormones et d’exercice physique qu’avant, mais s’accompagner en plus d’une culture qui lui appartient ?

Et non, je ne parle pas là des slogans “en-forme-jusqu’au-bout” des assiettes pour vieux, des podcasts sur la longévité ni de toutes les expressions consolatrices sur la vieillesse qui vont de “best ager” [sorte de badge pour féliciter les “vieux modèles”] à “silver society” [la “société argentée”].

La joie de vieillir, mais sans le tralala

Quand on arrive à un certain âge, “No Future” [“pas d’avenir”], ce n’est plus un slogan mais une description plutôt réaliste de la situation. C’est ce qu’expose Christiane Rösinger, musicienne, grande chroniqueuse de la liberté précaire et sainte patronne des non-en-couple, dans The Joy of Ageing [“La Joie de vieillir”, non traduit] son nouveau livre, qui est aussi intellig