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Article 153/Décret électoral :Pourquoi Fils-Aimé doit-il se cacher derrière des sanctions internationales pour tenter d’empêcher les gangs de participer aux élections ?

Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et sa Primature semblent contraints de se cacher derrière les sanctions internationales pour tenter d’écarter les gangs et leurs alliés économiques des élections. Pourquoi une telle attitude ? La réponse est simple et inquiétante : un manque flagra

Article 153/Décret électoral :Pourquoi Fils-Aimé doit-il se cacher derrière des sanctions internationales pour tenter d’empêcher les gangs de participer aux élections ?
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13 juillet 2026
Article 153/Décret électoral :Pourquoi Fils-Aimé doit-il se cacher derrière des sanctions  internationales pour tenter d’empêcher les gangs de participer aux élections ? 
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Article 153/Décret électoral :Pourquoi Fils-Aimé doit-il se cacher derrière des sanctions  internationales pour tenter d’empêcher les gangs de participer aux élections ? 

  • by Rezo Nodwes
  • 13 juillet 2026
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Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et sa Primature semblent contraints de se cacher  derrière les sanctions internationales pour tenter d’écarter les gangs et leurs alliés  économiques des élections. Pourquoi une telle attitude ? La réponse est simple et inquiétante :  un manque flagrant de courage politique. 

Au lieu d’assumer clairement une volonté nationale d’éradiquer l’influence criminelle sur la  vie politique, le gouvernement préfère instrumentaliser les listes américaines, canadiennes ou  onusiennes. C’est une stratégie commode : elle permet d’écarter certains acteurs gênants tout  

en évitant d’avoir à mener soi-même les enquêtes difficiles, risquées et potentiellement  coûteuses en termes d’alliances politiques. En se réfugiant derrière l’étranger, la Primature  externalise la souveraineté haïtienne et transforme une question de sécurité nationale en un  simple exercice de diplomatie. 

Cette lâcheté a plusieurs explications. D’abord, une partie des réseaux économiques qui  gravitent autour du pouvoir actuel pourrait entretenir des liens, directs ou indirects, avec des  acteurs impliqués dans l’insécurité. Affronter frontalement ces réseaux exigerait de s’attaquer  à des intérêts puissants et bien enracinés. Ensuite, le gouvernement de transition sait qu’il est  fragile : il craint qu’une purge trop visible ne provoque des réactions violentes de la part des  gangs ou ne fragilise davantage l’ordre public déjà précaire. Enfin, il y a la facilité politique :  il est moins coûteux de dire « ce sont les Américains qui les ont sanctionnés » que d’assumer  pleinement « nous, État haïtien, les jugeons indignes de représenter le peuple ». 

Ce calcul est dangereux à plus d’un titre. En se cachant derrière des sanctions internationales,  la Primature renforce le narratif selon lequel Haïti n’est pas maître de son destin.  

Elle affaiblit la légitimité des futures institutions élues et laisse planer le doute : les exclusions  sont-elles motivées par la justice ou par des agendas géopolitiques ?  

Surtout, elle trahit les millions de victimes qui attendent de leur propre État une réponse  souveraine et déterminée, et non une solution importée et partielle. 

La reformulation de l’Article 153 est une opportunité historique. Si elle est réellement  appliquée avec rigueur, indépendamment des sanctions étrangères, elle pourrait marquer un  tournant dans la reconstruction de l’État de droit.  

Mais tant que le Premier ministre Fils-Aimé préférera la prudence diplomatique à la  confrontation nécessaire avec les racines locales du mal, cet article restera une belle  déclaration d’intention sur du papier.  

Le peuple haïtien, épuisé par des années de terreur, mérite mieux qu’un gouvernement qui se  cache. Il attend des dirigeants qui assument pleinement leur responsabilité : nommer le mal  par son nom, le combattre avec les outils de l’État haïtien et rendre justice aux victimes sans  attendre l’aval de l’étranger. Tant que cette lâcheté persistera, même le meilleur Article 153  ne sera qu’une illusion de plus dans le long calvaire national. 

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