Les récentes pluies diluviennes près de Tokyo ont fait au moins neuf morts, a annoncé dimanche 16 août le diffuseur public NHK. Le déluge, en passe d’être inédit, a entraîné l’inondation de plus de 1 000 habitations et grandement perturbé les transports.
Dans la région, plus de 70 maisons ont été partiellement détruites, selon le département de Chiba, qui jouxte Tokyo. Et les médias locaux font état de quelque 1 200 véhicules abandonnés sur les routes, que les autorités tentent d’enlever. Certaines victimes ont été retrouvées piégées dans des véhicules submergés, d’autres dans des rues noyées sous les eaux, selon cette même source.
Une station météo de ce département de l’est a enregistré plus de 30 centimètres de cumul en 24 heures, ce qui fait de ce mois d’août le plus humide dans la région en soixante ans, selon les données de l’agence météorologique japonaise. « Nous allons vers un niveau de pluie intense sans précédent », avait averti un responsable de l’organisme lors d’une conférence de presse organisée jeudi soir, au début de l’épisode. Selon les scientifiques, le réchauffement climatique engendré par l’activité humaine rend ce type de phénomène extrême plus fréquent, plus long et plus intense.
Les pluies ont entraîné des alertes aux glissements de terrain et des coupures de courant à l’est de la capitale Tokyo ; les météorologistes ont émis pour la première fois le niveau d’alerte maximal pour fortes pluies dans le département de Chiba. Dès vendredi matin, le cumul sur la ville de Chiba dépassait de plus de trois fois le total de précipitations habituel pour un mois d’août entier, d’après le ministère des territoires.