Des tirs israéliens de mitrailleuses ont fait deux morts, mardi 23 juin, dans le sud du Liban, selon l’Agence nationale d’information (ANI), un média d’Etat libanais. L’Etat hébreu, qui avait interrompu ses frappes dans la région depuis samedi soir, a dit avoir tiré pour viser « une cellule de terroristes armés », près de la ville de Nabatiyé.
Selon l’ANI, qui avait initialement fait état d’un bilan d’un mort et deux blessés et qui évoque au contraire « un groupe de civils » se tenant près d’une pelleteuse dégageant une route, des soldats israéliens « ont ouvert le feu avec leurs mitrailleuses dans leur direction alors qu’ils se tenaient près d’une pelleteuse dégageant une route ».
« Il y a peu, l’armée a identifié une cellule de terroristes armés opérant à proximité immédiate de ses forces dans la zone de sécurité, dans le secteur de la crête d’Ali Al-Taher », a déclaré l’armée israélienne dans un communiqué, ajoutant que ses soldats avaient visé les individus « afin d’éliminer la menace ».
Le Hezbollah dénonce une « violation » du cessez-le-feu
Dans la localité de Hadatha, plus près de la frontière avec Israël, plusieurs habitants ont en outre essuyé des tirs israéliens alors qu’ils se dirigeaient vers le cimetière du village, a rapporté l’ANI, sans faire état de blessés.
Des affrontements meurtriers entre Israël et le Hezbollah pro-iranien ont eu lieu vendredi et samedi au Liban, faisant alors vaciller le protocole d’accord irano-américain qui prévoit la fin des hostilités sur tous les fronts.
Les tirs de mardi, dénoncés par le Hezbollah comme une « violation flagrante du cessez-le-feu pour lequel [le Hezbollah] s’est engagé jusqu’à présent », interviennent alors que les Etats-Unis et l’Iran ont achevé le round de négociations commencé ce week-end en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, Téhéran liant la réussite de son protocole d’entente avec Washington à la cessation des hostilités au Liban.
Au terme de ces négociations, Washington et Téhéran se sont en outre entendus sur la mise en place d’une cellule préventive visant à mettre fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah.
Discussions israélo-libanaises à Washington
Le Liban connaissait, depuis ce week-end, une accalmie, confirmée lundi par le porte-parole du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Antonio Guterres.
Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou a toutefois prévenu, lundi, que les soldats déployés dans le sud du Liban « disposent d’une liberté d’action totale pour neutraliser toute menace directe ou potentielle à leur encontre ou à l’encontre des habitants du nord » d’Israël.
Ces violences interviennent alors que de nouvelles discussions directes doivent se tenir à Washington, mardi, entre le pays du Cèdre et l’Etat hébreu, qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques. Il s’agira de la cinquième session depuis le 2 mars et le début de la guerre entre le Hezbollah et Israël.