L’événement aurait dû réunir à Katmandou quelque 700 universitaires, éminents spécialistes du Tibet, venus de près de 40 pays. La 17e conférence de l’Association internationale pour les études tibétaines (IATS), qui devait se tenir dans la capitale népalaise du 23 au 29 août, a frôlé l’annulation totale avant d’être reléguée en ligne. Nombre de chercheurs y voient la main de Pékin, dans un contexte où le nom même de « Tibet » est remis en question par la Chine.
L’université de Katmandou, coorganisatrice locale de l’événement, a déclaré, le 5 août, devoir annuler le colloque sur ordre du gouvernement népalais. Trois semaines à peine avant l’ouverture de cette conférence, le président et deux professeurs de l’université de Katmandou ont été reçus en personne par le plus haut fonctionnaire du gouvernement, accompagné d’un représentant du ministère des affaires étrangères. Leur message était clair, affirment-ils, l’université de Katmandou devait se retirer de l’organisation de l’événement.
Les autorités népalaises démentent toute ingérence et affirment que l’université a choisi de reporter la conférence de sa propre initiative. L’IATS, qui a pris le parti de maintenir le colloque en ligne, a exprimé sa « préoccupation » face à cette décision « inattendue et injustifiée » au sujet d’un « événement purement académique » programmé depuis 2023.
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