De combien de temps dispose encore le travailliste Keir Starmer à Downing Street : une semaine, un mois, un an ? Difficile à dire tant l’atmosphère est fébrile à Westminster, depuis la publication des résultats catastrophiques pour le Labour, des élections locales du 7 mai au Royaume-Uni. Le parti traditionnel de la gauche britannique a perdu le contrôle du Pays de Galles, après près d’un siècle de domination. Il s’est fait ravir des dizaines de collectivités dans ses bastions historiques du nord de l’Angleterre par la droite radicale de ReformUK. Et à Londres, les travaillistes ont cédé leur majorité dans des arrondissements emblématiques comme Levisham (sud-est) au profit des Greens.
Keir Starmer doit tenter une énième relance de son mandat, lundi 11 mai, avec un discours important, centré sur les jeunes et le rapprochement avec l’Union européenne (UE). Il espère aussi que le Discours du roi, prévu le 13 mai (la présentation en grande pompe du nouvel agenda législatif de son gouvernement par Charles III) remobilisera le Labour. Son sort semble pourtant scellé, alors qu’une quarantaine d’élus travaillistes avaient appelé à sa démission, dimanche 10 mai. La députée Catherine West a même menacé de contester formellement sa position de chef de file du Labour si Keir Starmer n’annonçait pas lui-même son départ.
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