Sa grasse matinée lui a sans doute sauvé la vie. Ce matin du 26 août, une touriste chinoise, Mme Fang, avait prévu de se rendre vers le Népal avec un petit groupe, depuis la ville de Gyirong, au Tibet, explique un article du journal régional Xiaoxiang Chenbao, censuré depuis mais repris par le site hongkongais HK01. Alors que le groupe est parti à 9 heures, le réveil de Mme Fang n’a pas sonné. Elle n’a quitté son hôtel qu’après 10 heures pour rejoindre le groupe au poste-frontière de Gyirong, qui se situe à une vingtaine de kilomètres – soit, normalement, environ quarante minutes en voiture sur les routes accidentées de l’Himalaya.

Tout s’est précipité vers 10 h 30. Alors que son véhicule se trouvait à environ quatre kilomètres de la frontière, “tous les arbres et les poteaux électriques devant nous se sont effondrés, et une crue soudaine nous a submergés. Nous n’avons pas osé faire demi-tour et [le chauffeur] a reculé à toute vitesse”.

Le véhicule a roulé à fond en marche arrière sur environ trois kilomètres avant que le niveau de l’eau finisse par baisser. Au même moment, en amont, le poste-frontière était totalement emporté par les eaux.

“Après nous être garés, un brouillard s’est levé, rendant la visibilité totalement nulle. Les voitures de police sont arrivées les unes aprè