Même dans cette fin d’été, le débat reste complètement d’actualité. Du fait des canicules à répétition dans le nord de l’Europe, de plus en plus d’habitants des grandes agglomérations veulent plonger dans les lacs et rivières des agglomérations. Et les administrations locales agissent en conséquence, comme le montre l’exemple de Paris, qui ouvre de plus en plus de lieux à la baignade. Cependant, nombreux sont les citoyens qui restent hésitants devant la possibilité de plonger dans ces eaux douces, principalement pour des préoccupations d’ordre sanitaire. Une étude menée par l’université d’East Anglia, publiée ce jeudi 27 août, risque de les conforter dans cette méfiance. Et pour cause. Cette dernière assure que “les baignades en eau douce sont liées à un risque accru de troubles gastro-intestinaux et problèmes dermatologiques”, révèle The Guardian qui consacre un article à cette étude scientifique.

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Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs concernés se sont rendus en Hongrie, et ont divisé les 2 368 participants à cette recherche en deux groupes. Le premier devait passer dix minutes dans l’eau de deux rivières et de deux lacs en plongeant la tête sous l’eau au moins trois fois, tandis que le deuxième restait sur la rive. Résultat : “Près de 2,1 % des nageurs se sont plaints de troubles gastro-intestinaux – diarrhée, vomissements, nausées accompagnées de fièvre –, relate le quotidien de Londres, contre 1,9 % pour ceux qui restent sur la berge. Ils étaient aussi 2,7 % à faire état de problèmes dermatologiques – rougeurs, ulcères cutanés, démangeaisons –, contre 1,3 % pour les non-nageurs.” Pourquoi ?

Les scientifiques avaient recueilli des échantillons de l’eau où ont eu lieu les baignades. Ceux-ci “permettaient d’estimer le niveau d’exposition des nageurs à la bactérie E. coli, aux entérocoques intestinaux et autres coliphages somatiques (des virus pouvant révéler une contamination fécale)”, note The Guardian. Voilà qui a permis aux auteurs de l’étude de conclure avec certitude que “le risque de développer des troubles gastro-intestinaux augmente sensiblement dans les eaux présentant des concentrations plus élevées de E. coli ou autres bactéries liées à des contaminations fécales”. À Paris, par exemple, la concentration dans les eaux de bactéries E. Coli fait partie des critères pris en compte qui peuvent porter à une interdiction de baignade.

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Pour ce qui est des problèmes dermatologiques néanmoins, les auteurs de l’étude affirment que ceux-ci ne sont associés à aucun des trois indicateurs de contamination fécale mesurés. “On ne sait pas ce qui les cause, concède Paul Hunter, un des scientifiques ayant mené l’étude, au quotidien britannique. La dermatite cercarienne, ou dermatite du baigneur, est une explication possible, où des larves de parasites aviaires pénètrent dans la peau d’un nageur et provoquent une inflammation. Les algues présentes dans les lacs et rivières peuvent également provoquer des irritations.”