Au Yémen, les houthistes ouvrent un front après l’autre sans discontinuer. Jeudi 6 août, les drones et les missiles de ces rebelles ont tué, selon l’AFP, au moins 58 soldats des forces gouvernementales yéménites dans la province de Marib, dans le centre du pays, et dans celle d’Hadramaout, près de la frontière avec l’Arabie saoudite. Plus à l’ouest, le soir même, 11 civils ont été blessés dans des bombardements de l’autre côté de la frontière, dans la région saoudienne de Najran. Vendredi, d’autres frappes d’Ansar Allah (« Les Partisans de Dieu ») faisaient de nouveaux morts au Yémen.
Le bilan de ce dernier enchaînement d’attaques est sans précédent depuis la trêve de 2022 conclue entre les rebelles, au nord, et le gouvernement internationalement reconnu, au sud. Cette intensification soudaine de la violence traduit l’urgence pour les houthistes de reprendre la main. Ces rebelles, soutenus par l’Iran, se sont engagés dans une spirale offensive depuis que leurs priorités nationales ont rejoint celles de Téhéran, en guerre contre les Etats-Unis et leurs alliés depuis le 28 février. Ils ont d’abord tenté de forcer le blocus aérien imposé notamment par l’Arabie saoudite, au moyen d’un avion envoyé début juillet par leur parrain chiite. Depuis, ils exploitent leur capacité de nuisance en mer Rouge, visant des infrastructures et bloquant le détroit de Bab Al-Mandab aux navires saoudiens, déjà pénalisés, de l’autre côté de la péninsule, par la fermeture du détroit d’Ormuz.
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