“Nous nous doutions que les entreprises allaient abandonner la Pride [la Marche des fiertés], mais ça fait quand même mal”, écrit Sara Pequeño dans le quotidien USA Today. Aux États-Unis, les festivités organisées dans le cadre du Mois des fiertés, en soutien à la communauté LGBTQI, sont aujourd’hui menacées, faute de soutien financier.

“En janvier, après avoir annulé tous les événements prévus en 2026, l’association Tucson Pride a décidé de se dissoudre en raison de difficultés financières”, indique l’association à but non lucratif Prism sur son site. En Floride également, la ville de Tampa a annoncé “une mise en pause d’un an, après l’arrêt des parrainages de toute une série d’entreprises”. “Tout à coup, vlan ! On se retrouve sans argent, sans subventions, sans aide financière pour assurer notre fonctionnement, pour planifier”, témoigne Carrie West, qui supervise l’organisation de l’événement, à la National Public Radio (NPR).

Les organisateurs de la Pride de Pittsburgh, en Pennsylvanie, estiment, eux, qu’ils ne vont obtenir “que 30 à 40 % des sommes qu’ils touchaient de la part de sponsors il y a quelques années”. Le manque à gagner est considérable, car comme le rappelle Dena Stanley, directrice de la Pittsburgh Pride, l’organisation d’une Marche des fiertés implique de mult