Au moins 57 personnes ont été interpellées, samedi 16 mai, lors d’affrontements opposant la police à des manifestants qui bloquaient des routes menant à La Paz, capitale administrative de la Bolivie. Depuis le 1er mai, Journée internationale des travailleuses et travailleurs, le gouvernement de centre droit fait face à une vague de protestations de différents secteurs – ouvriers, paysans, enseignants, employés dans les transports, groupes indigènes – avec des revendications allant des hausses salariales au refus de la privatisation des entreprises publiques.
Depuis une semaine, le mouvement s’est durci, plaçant la démission du président Rodrigo Paz au cœur de la mobilisation. Mettant fin à deux décennies de régime socialiste, il avait promis de sortir la Bolivie de la pire crise économique qu’elle ait connue depuis quarante ans. Or le pays traverse une grave crise économique liée à une pénurie de carburant et de devises étrangères.
Vendredi, le gouvernement a conclu un accord avec les mineurs en grève, qui réclamaient davantage de carburant et d’explosifs pour mener à bien leur travail, ainsi qu’une extension des zones dans lesquelles ils peuvent exercer leurs activités. Malgré tout, la mobilisation et les blocages se poursuivaient ce week-end.