Le bourreau est mort en geôle”, titre en une le quotidien Avaz. “Mort du boucher des Balkans, criminel de guerre condamné”, enchaîne Oslobodjenje. La presse de Sarajevo rappelle que Ratko Mladic, l’un des principaux acteurs de la guerre en Bosnie-Herzégovine, dont la mort a été annoncée le jeudi 27 août, a été reconnu coupable du génocide de Srebrenica, où plus de 8 000 Bosniaques, musulmans, réfugiés dans une “zone de sécurité” de l’ONU ont été tués en juillet 1995.

La justice internationale a également établi sa responsabilité dans les crimes liés aux campagnes de persécution menées contre la population civile en Bosnie-Herzégovine, dans la campagne de terreur contre les civils pendant le siège de Sarajevo, qui a fait plus de 11 000 morts en trois ans, et dans la prise en otage de membres de l’ONU.

“Brûle en enfer”, titre le tabloïd croate 24sata, relayé par Oslobodjenje. “La disparition de Ratko Mladic ne change en rien les faits historiques et ne saurait effacer les conséquences du génocide. Nous ne devons pas permettre qu’avec lui disparaissent la vérité, la responsabilité et la mémoire”, a déclaré Emir Suljagic, directeur du Mémorial de Srebrenica et survivant du génocide, cité par Avaz dans un autre article.

Héros en République serbe

La lecture de l’histoire est radicale