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Budget rectificatif : 360 milliards de gourdes dans le pays pauvre où la corruption tient lieu de système

Budget rectificatif : 360 milliards de gourdes dans le pays pauvre où la corruption tient lieu de système Port-au-Prince — Un budget rectificatif de 360,3 milliards de gourdes adopté en Conseil des ministres, sans Parlement, sans débat national, sans sanction législative : Haïti continue de

Budget rectificatif : 360 milliards de gourdes dans le pays pauvre où la corruption tient lieu de système
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15 juin 2026
Budget rectificatif : 360 milliards de gourdes dans le pays pauvre où la corruption tient lieu de système
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Budget rectificatif : 360 milliards de gourdes dans le pays pauvre où la corruption tient lieu de système

  • by Rezo Nodwes
  • 15 juin 2026
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Budget rectificatif : 360 milliards de gourdes dans le pays pauvre où la corruption tient lieu de système

Port-au-Prince — Un budget rectificatif de 360,3 milliards de gourdes adopté en Conseil des ministres, sans Parlement, sans débat national, sans sanction législative : Haïti continue de dépenser par communiqué dans un pays classé parmi les plus corrompus de la région, avec un score de 16/100 selon Transparency International.

Le gouvernement de doublure parle de sécurité, d’élections à moins de six mois de la fin de l’année et de relance économique pour un pays placé sous respiration artificielle, miné par une corruption persistante et des violations répétées de la Charte fondamentale. Mais sur le terrain, les chiffres budgétaires s’accumulent sans résultats mesurables : aucun grand chef de gang présenté comme cible prioritaire n’a été arrêté, neutralisé ou traduit devant une juridiction compétente. Les enveloppes budgétaires se succèdent, l’argent public circule ; les résultats, eux, restent introuvables.

Dans cette économie de faillite institutionnelle, les contrats sans appel d’offres, les marchés opaques et les dépenses non documentées deviennent presque une méthode de gouvernement. La reddition de comptes disparaît derrière les slogans administratifs.

Le Premier ministre de doublure, lui, ne paraît devoir des explications qu’aux chancelleries. Aux citoyens, aux contribuables, aux déplacés, aux victimes des gangs et aux policiers abandonnés, rien ou presque. Puis viendra octobre, avec un autre budget, une autre enveloppe, un autre discours — toujours sans bilan, sans audit public, sans responsabilité politique.

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