Alors que l’Europe “se prépare à affronter une nouvelle vague de températures élevées” dans les jours à venir, Santé publique France a annoncé, vendredi 3 juillet, que l’Hexagone avait enregistré 2 025 décès supplémentaires lors de l’épisode caniculaire de la semaine du 22 juin, rapporte depuis le Royaume-Uni la BBC. Une augmentation de près de 30 % par rapport à la semaine précédente, qui concerne principalement des “personnes âgées de 45 ans ou plus, et en particulier à domicile”. Un chiffre qui s’élève même à 62 % pour l’Île-de-France et les Pays de la Loire, souligne le quotidien portugais Público.

Une situation “insupportable”

“Les premières estimations, communiquées par les autorités sanitaires dimanche 28 juin, dénombraient environ 1 000 décès supplémentaires, un chiffre qui a plus que doublé selon les nouvelles données, toujours incomplètes”, rappelle The Guardian. Le premier chiffre ne prenait en compte que trois des journées les plus chaudes de la vague de chaleur, précise le quotidien britannique. Mais selon Santé publique France, les nouvelles données restent “sous-estimées” et la mortalité réelle sera “plus élevée”.

La vague de chaleur “historique” qu’a connue la France fin juin “a rendu la situation insupportable dans de nombreux foyers”, écrit Público. Le pic de cette canicule est intervenu le 24 juin, avec des températures atteignant 30 °C en moyenne sur le territoire et près de 41 °C dans la capitale, poursuit le Guardian.

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Jeudi, les écologistes ont déposé une motion de censure contre le gouvernement pour sa gestion de la canicule, rappelle Público. Ils reprochent à l’exécutif d’avoir “aggravé” les “vulnérabilités du pays […] en coupant dans les budgets de l’adaptation, en affaiblissant les opérateurs publics et en poursuivant des politiques d’aménagement et d’agriculture incompatibles avec la réalité du changement climatique”.

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