Le week-end dernier, alors que le soir tombait sur les hauteurs (ombragées, ce qui est le plus important) du parc des Buttes-Chaumont, un des espaces verts les plus populaires de Paris, le joyeux chaos de la Fête de la musique – une célébration de la musique sous toutes ses formes pour le solstice d’été – battait son plein et le son de DJ concurrents retentissait déjà dans les cafés des environs.
Il faisait une chaleur étouffante et des pique-niqueurs se rafraîchissaient avec de l’eau, des jus de fruits ou de la bière sans alcool – en tout cas, ils auraient dû. Les autorités de la ville avaient en effet interdit la consommation d’alcool dans les espaces publics (à l’exception des terrasses de cafés) pendant la fête, une mesure parmi toutes celles qu’elles peuvent mettre en place pour protéger les habitants quand Paris atteint le stade de vigilance rouge canicule*.
Cette vague de chaleur s’annonce longue et intense – le 25 juin, 72 des 96 départements de la métropole se trouvaient en vigilance rouge* – et Météo France, le service national de météorologie, a confirmé que le pays avait connu sa journée la plus chaude depuis le début des relevés en 1947. Ce n’est d’ailleurs même pas la première vague de chaleur de l’année. La France a développé une approche méthodique pour classer e
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