Quand les champs près de Bucarest auront dégelé [l’article a été écrit en février], des ouvriers devraient commencer à installer la plus grande ferme solaire d’Europe : 1 million de panneaux photovoltaïques associés à des batteries, afin d’alimenter les foyers après le coucher du soleil. Mais ce projet de 760 mégawatts (MW) dans le sud de la Roumanie sera bientôt surclassé. Car, dans le Nord-Ouest, les autorités ont autorisé le lancement d’un site encore plus ambitieux, d’une capacité de 1 gigawatt (GW).

Ces étendues de silicium et de verre s’ajoutent à une série de projets qui ont métamorphosé l’économie roumaine, elle qui se caractérisait par une pollution catastrophique à la chute du communisme. Parmi eux figurent un parc éolien terrestre à proximité de la mer Noire, qui a été le plus grand d’Europe pendant des années, une centrale nucléaire sur le Danube, dont la durée de vie a été prolongée de trente ans, et la multiplication des panneaux solaires sur les toits dans tout le pays.

“C’est une tendance irréversible, déclare Liviu Gavrila, vice-président de l’Association roumaine de l’énergie éolienne et directeur d’Enery, qui gère la ferme solaire. Mais il faut faire preuve d’habileté.”

La baisse des émissions, une conséquence de l’histoire

Rares sont ceux qui considèrent la R