LETTRE DE BANGKOK
Destinations touristiques les plus courues de Thaïlande, les îles de Phuket, mais aussi de Samui et Phangan, ont la particularité d’accueillir depuis des décennies des millions d’étrangers. Un grand nombre d’entre eux se sont installés et ont ouvert leur propre affaire : hôtellerie, location de villas de luxe, de scooters, retraites de yoga, école de surf, bars et restaurants… sans compter les services périphériques à ces activités. Ces îles sont les seules où le marché immobilier est libre – il est encadré dans les autres, soit parce qu’elles sont désignées comme parc naturel, soit parce que les titres de propriétés aux mains des autochtones ne sont pas transmissibles.
Or, les étrangers n’ont pas le droit de détenir un terrain au pays du Sourire. La parade consiste à créer une société thaïlandaise qui achète une parcelle et dont l’étranger possède 49 % des parts. Les 51 % restant doivent appartenir à un ou à des nationaux. Ces derniers peuvent être de réels partenaires et investisseurs, ou des parents, pour les personnes ayant de la famille thaïlandaise. Mais ce sont souvent des hommes de paille, des prête-noms que les cabinets de comptables ou d’avocats fournissent à la pelle, moyennant rémunération.
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