Le gouvernement de la ville autonome de Buenos Aires semble décidé à chercher des fonds publics jusque chez les morts. À la fin du mois de juillet, la mairie a publié un appel d’offres visant à céder pour cinq ans la gestion d’un ancien tombeau, officiellement abandonné, afin qu’y soit installé un local de vente d’aliments et de boissons à emporter, de souvenirs ainsi qu’un service de visite touristique nocturne des lieux, relate le journal conservateur La Nación.

Et cette initiative, la première du genre en Argentine, a suscité une vive polémique quant aux activités qui peuvent être tolérées dans un lieu de recueillement tel qu’un cimetière. La mairie, menée par le conservateur Jorge Macri (cousin de l’ancien président argentin Mauricio Macri), connu pour appliquer des mesures d’austérité budgétaire sévères, ne semble pas s’être embarrassée de telles considérations.

Mouvements de cercueils

La redevance mensuelle a été fixée à 1,6 million de pesos (environ 930 euros), auxquels devront s’ajouter au minimum 20 % des revenus tirés des visites nocturnes. Selon l’administration locale, les recettes devraient servir à la maintenance et à la conservation des lieux.

Cependant, la controverse suscitée par cette annonce a pris de l’ampleur après qu’un journaliste a aperçu plusieurs cercue