Après le scandale des recherches cliniques menées en dehors de tout cadre légal ou éthique par Didier Raoult, qui dirigeait l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée Infection à Marseille pendant la pandémie de Covid-19, une équipe de chercheurs s’est attelée à vérifier l’ensemble des publications scientifiques de l’établissement. Ce travail de bénédictin a débouché sur un article publié le 12 août dans la revue Research Integrity and Peer Review.
Les chercheurs ont recensé 853 articles, entre 1994 et 2024, « soulevant diverses préoccupations d’ordre éthique », notamment des autorisations délivrées par un comité dont l’indépendance a été remise en question ou l’absence d’autorisations légalement requises.
Près de 2 700 publications scientifiques de l’IHU marseillais ont été passées au crible. L’équipe ne s’est guère attardée sur la fameuse recherche sur l’hydroxychloroquine impliquant 30 000 patients atteints de Covid-19 entre mars 2020 et fin 2021. Qualifiée de « vraisemblablement le plus grand essai thérapeutique sauvage connu », elle a été rétractée par les Hôpitaux universitaires de Marseille (AP-HM) en juin 2023, deux mois à peine après sa publication.
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