En matière d’industrie de la défense, les partenariats franco-allemands se multiplient, mais il en va comme des montagnes russes : il y a des hauts et des bas. Sur le plan financier, s’il est évident que les deux pays ne partageront pas la facture estimée à 100 milliards d’euros de l’avion de combat du futur, l’évolution de leur alliance sur l’armement terrestre devrait faire rentrer de 1,5 à 2 milliards d’euros dans les caisses vides de l’Etat français. Une aubaine qui devrait susciter des convoitises en pleine crise de l’énergie.
Berlin a, en effet, dévoilé, jeudi 21 mai, les contours d’un nouveau tour de table pour KNDS, en préambule à son introduction en Bourse avant l’été. Depuis le rapprochement, en 2015, du français Nexter (canon Caesar) et de l’allemand Krauss-Maffei Wegmann (chars Leopard 2), l’industriel est détenu à parité par l’Etat français, à travers la holding GIAT Industries, et la famille Wegmann.
Attirée par l’explosion des valeurs des Rheinmetall, Thales et autres BAE Systems depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, en février 2022, la famille allemande pousse pour une introduction en Bourse de KNDS. Mais pour cela, il a fallu palabrer pendant de longs mois afin de bâtir un consensus au sein de la coalition gouvernementale outre-Rhin.
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