La Corée du Sud, les Etats-Unis et le Japon organiseront des exercices militaires conjoints du 7 au 11 septembre, a annoncé, vendredi 28 août, l’état-major interarmées sud-coréen (JCS). Ces manœuvres nommées « Freedom Edge » se dérouleront dans les eaux internationales à l’est et au sud de l’île sud-coréenne de Jeju.
« Cet exercice défensif annuel est mené conjointement (…) afin de répondre aux menaces nucléaires et balistiques de la Corée du Nord et de préserver la paix et la stabilité dans la région », a déclaré le JCS dans un communiqué. Il doit porter sur la défense aérienne, la guerre sous-marine et la cyberdéfense et viser également à se préparer à des tirs de missiles balistiques, d’après l’agence de presse Yonhap.
« Freedom Edge » a été organisé pour la première fois en juin 2024 à la suite d’un accord conclu par les dirigeants des trois pays lors de leur sommet historique dans la résidence présidentielle de Camp David l’année précédente.
« Cet exercice multidomaine de premier plan continuera à renforcer nos valeurs communes, à améliorer notre interopérabilité et à consolider davantage nos partenariats de défense afin de garantir la paix et la stabilité dans l’ensemble du Pacifique », a affirmé, mercredi, la capitaine de corvette Chloe Morgan, porte-parole du Commandement américain pour le Pacifique (Pacom), selon Yonhap.
Tentatives de rapprochement
Cette annonce intervient après les manœuvres conjointes entre les armées sud-coréenne et américaine qui se sont terminées le 21 août, après que le président américain, Donald Trump, a ordonné abruptement d’écourter ces exercices annuels. Le républicain avait qualifié ces exercices de « très insultants » pour le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, affirmant que ce dernier s’était « très bien comporté ».
Quelques jours plus tôt, le président américain avait affirmé à des journalistes à la Maison-Blanche qu’il prévoyait de rencontrer Kim Jong-un cette année.
Malgré les tentatives de rapprochement répétées de Donald Trump, la Corée du Nord n’a guère montré de signes de réciprocité, tirant des missiles et condamnant notamment les exercices militaires – bien que menés à une échelle réduite –, ainsi que l’approbation par Washington de ventes d’armes à la Corée du Sud.