C’est un Friedrich Merz ostensiblement prudent qui s’est présenté aux médias, mercredi 15 juillet à Berlin, lors de la traditionnelle conférence de presse d’été. Le chancelier allemand, volontiers provocateur quand il était dans l’opposition, désormais critiqué pour ses dérapages verbaux, a pris soin de rester au plus près de ses dossiers, très concentré sur son message principal : la coalition qu’il dirige, composée des conservateurs de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) et de son alliée bavaroise (la CSU) ainsi que du Parti social-démocrate (SPD), a tenu quelques-uns de ses engagements.
« La semaine dernière, nous avons fait adopter par le Bundestag [l’Assemblée fédérale] et par le Bundesrat [la Chambre haute du Parlement] tous les textes que nous avions prévus. C’était important pour nous », a déclaré Friedrich Merz. Un euphémisme. Si les réformes promises depuis des mois n’avaient pas été adoptées, le gouvernement se trouverait actuellement dans une situation de crise majeure, évitée in extremis. Les députés de la majorité ont réussi à faire passer avant la pause estivale la réforme de l’Assurance-maladie, ainsi qu’un texte sur l’allègement des règles administratives. D’autres projets de lois, en particulier les grandes réformes des retraites et de la fiscalité, doivent être votés à l’automne.
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