Berlin n’a finalement pas fait sauter la journée de huit heures, une option évoquée ces dernières semaines. Impossible, pour le parti social-démocrate membre de la coalition dirigée par le chancelier conservateur Friedrich Merz, de toucher à cet acquis historique des luttes syndicales. Néanmoins, le gouvernement s’est entendu pour réformer des points importants du droit du travail, dans le but d’offrir plus de flexibilité aux entreprises en croissance, considérées comme essentielles à la transformation d’une économie en crise.
Ces dispositions, qui doivent être encore discutées au Bundestag, font partie d’un ensemble de réformes annoncées par la coalition jeudi 2 juillet, qui inclut notamment des allègements fiscaux pour les classes moyennes d’un volume total de 10 milliards d’euros, ainsi que des mesures de simplification administrative.
Sur le droit du travail, les membres de la coalition se sont entendus sur trois mesures principales. La première vise à faciliter les résiliations des contrats de travail des salariés les mieux rémunérés : ceux dont le revenu annuel dépasse 1,75 fois le plafond de cotisation retraite, soit 177 450 euros par an en 2026, pourront être licenciés plus rapidement et en échange d’une simple indemnité à partir du 1er janvier 2027. Le dispositif s’inspire d’un régime déjà utilisé pour certains salariés très bien payés dans la finance, qui peuvent être plus facilement licenciés que les employés traditionnels.
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