“La voiture que mon mari m’a achetée ne me plaît pas. Il m’a offert une Honda HR-V gris métallique alors que j’aurais préféré n’importe quelle autre couleur. Il ne m’écoute pas. Il ne m’aime pas.” – Carol, “Problemas de Millonarios”, Vuelta y Media, sur les ondes d’Urbana Play.

“Le luxe est vulgaire.” L’expression, popularisée par Carlos Alberto “el Indio” Solari [figure culte du rock argentin] au début des années 1990, n’est plus dans l’air du temps. De fait, l’étalage de richesses – Rolex, Ferrari, avions privés – est devenu une forme de contre-culture au sein de la classe aisée.

Les riches s’affichent de plus en plus, comme en témoigne la hausse de 91 % des immatriculations de voitures haut de gamme – Mercedes-Benz, Audi, BMW et Volvo – entre 2019 et 2025. Ou l’augmentation du nombre de Ferrari, qui se rapproche désormais des chiffres des années 1990. Ou encore l’arrivée dans les centres commerciaux de Buenos Aires de marques de luxe comme Dolce & Gabbana, ou le record historique de vols privés enregistré à l’aéroport de Cordoba à l’occasion de la finale du tournoi d’ouverture [du championnat d’Argentine de football] 2026 entre River Plate [célèbre club de la capitale argentine] et le club Belgrano, de Cordoba.

Cette nouvelle tendance à l’ostentation se manifeste aussi par la