On l’a vu durant cette Coupe du monde, certains pays savent célébrer leur nation. Et puis il y a la Belgique. Cet État qui doute de lui avec une remarquable constance, qui s’autorise rarement le luxe d’une fierté collective. Les drapeaux ne fleurissent d’ailleurs pas trop aux fenêtres des Belges depuis l’entame de la compétition. Mais depuis la victoire des Diables rouges contre les États-Unis, il se passe “quelque chose”.

La qualification pour un quart de finale y est évidemment pour beaucoup. Mais ce n’est pas seulement le football qui explique cette atmosphère inhabituelle. La polémique autour de Folarin Balogun, les gesticulations d’un Donald Trump prêt à transformer les règles du jeu en rapport de force ont donné à cette victoire une portée inattendue. En éliminant les États-Unis, les Diables n’ont pas seulement gagné un match ; ils ont, pour beaucoup, offert une petite revanche symbolique sur les ingérences de Donald Trump.

Et puis, des signes se multiplient. Le roi Philippe traversera l’Atlantique pour soutenir l’équipe nationale. [Le Premier ministre belge] Bart De Wever plaisante sur Donald Trump et le football sur les réseaux, tandis que même son célèbre chat Maximus se permet un clin d’œil narquois à l’adresse du président américain. Les places publiques se remplissen